Aucune pression n’est exercée par l’Union Européenne (UE) sur la Tunisie pour accélérer le rythme des négociations ou exiger une date préalable pour la signature de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), a indiqué la directrice générale de l’Unité de gestion par objectifs en charge de l’ALECA, Fatma Oueslati.
Intervenant, jeudi soir, en marge d’une rencontre organisée par le Forum de l’Académie Politique (FOAP) et l’Institut Konrad-Adenauer-Stiftung, pour faire participer la société civile aux négociations sur l’ALECA, Oueslati a affirmé qu’aucun avancement n’a été enregistré au niveau des anciens rounds de négociations, ajoutant qu’elles se limitent actuellement au niveau des éclaircissements et des principes généraux.
A noter que le 4ème round des négociations entre la Tunisie et l’UE sur l’ALECA aura lieu du 29 avril au 3 mai 2019, à Tunis.
Et d’ajouter que  » l’équipe gouvernementale négociatrice œuvre à élargir les discussions avec la société civile et le secteur privé, dans le cadre d’une approche participative « , faisant part de la volonté de la Tunisie de faire avancer les négociations, au rythme d’avancement des études relatives à l’évaluation des accords de coopération conclus avec l’UE.
 » Un nombre d’études sont, actuellement, en cours de réalisation, alors que d’autres ont été effectuées, notamment celles relatives à la santé végétale et la santé animale, outre des études sur les marchés publics et la vigilance juridique « , a-t-elle noté.
De son côté, l’ancien président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie (Synagri), Leith Ben Becher, a fait part de ses appréhensions quant aux répercussions négatives de l’ALECA sur le secteur agricole, lequel souffre de plusieurs problèmes, notamment la dispersion des terres agricoles, le faible appui gouvernemental et l’absence d’ une intégration économique maghrébine.
Pour rappel, le premier round des négociations avec l’UE, dans le cadre de l’ALECA, a eu lieu à Tunis du 18 au 21 avril 2016, alors que le deuxième round a été organisé du 28 au 31 mai 2018 et le troisième, du 10 au 14 décembre 2018 à Bruxelles. Outre la libéralisation des échanges commerciaux dans le secteur industriel, cet accord concernera les deux activités de l’agriculture et des services.

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