Le gouvernement italien a récemment publié un nouveau décret facilitant le rapatriement des migrants, couvrant 13 pays, dont la Tunisie, a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Mayo, lors d’une conférence de presse au ministère italien des Affaires étrangères.

De Mayo a annoncé son intention de se rendre prochainement en Tunisie et au Maroc afin de discuter du renforcement des accords sur le rapatriement des migrants, a rapporté vendredi l’agence de presse italienne ANSA.
« Treize pays sont inclus dans le nouveau décret gouvernemental, qui raccourcit les procédures de rapatriement », notamment vers la Tunisie, l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, le Cap-Vert, le Kosovo, le Ghana, la Macédoine du Nord, le Maroc, le Monténégro, le Sénégal, la Serbie et l’Ukraine.

Il a révélé que son pays avait précédemment conclu des accords avec le Maroc et la Tunisie sur des opérations de rapatriement, mais que ces accords doivent être « renforcés ou ratifiés ».

Lors de sa prochaine visite en Tunisie, Di Mayo demanderait une réunion du groupe de travail italo-tunisien en vue d’accroître le rapatriement des migrants en situation irrégulière.

« Nous voulons parler au plus vite avec le gouvernement issu des élections législatives prévues dimanche prochain pour mettre en œuvre les dispositions du fameux accord sur l’expulsion des immigrants », a-t-il déclaré.

La mission de l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) en Tunisie a signalé que plus de 3 000 migrants clandestins tunisiens sont arrivés en Italie au cours de l’année écoulée et que la Tunisie s’est classée au premier rang au cours des quatre premiers mois de 2018 en termes de nombre de migrants irréguliers en Italie au cours de cette période.

Charger plus d'articles
Charger plus par La Presse
Charger plus dans à la une

Laisser un commentaire