Aujourd’hui, dimanche 6 octobre, est une journée particulière dans le parcours où s’est engagée, depuis le 14 janvier 2011, la jeune expérience démocratique tunisienne, et les Tunisiens auront à élire leurs représentants au deuxième parlement depuis la révolution.
Une journée particulière puisque l’élection des 217 députés qui investiront le palais du Bardo pour les cinq prochaines années intervient une semaine, jour pour jour, avant le déroulement, dimanche prochain 13 octobre, du second tour de l’élection présidentielle.
Et les Tunisiens que le président par intérim Mohamed Ennaceur a appelés, vendredi 4 octobre, à investir massivement les bureaux de vote dans le but de faire réussir les législatives et présenter au monde une image rayonnante de leur pays, savent qu’ils jouent aujourd’hui un rôle fondamental, voire décisif, dans l’aboutissement de leur révolution qui a ébloui le monde entier et qu’ils vont assumer une mission historique, celle de faire migrer leur pays définitivement vers le cercle des pays démocratiques où la liberté et la volonté populaire constituent les socles fondamentaux de la pratique politique.
Peu importe si la marche de la Tunisie sur la voie de la démocratie a connu, au cours des dernières années, certaines difficultés ou certaines erreurs qu’on aurait pu éviter, si certaines parties n’avaient pas dévié intentionnellement ou contre leur gré du chemin menant à la consécration des objectifs de la révolution ou si certaines voix minoritaires et insignifiantes ne s’étaient pas élevées ces derniers jours pour réveiller les démons de la division et de la sédition qu’on croyait enterrés à jamais. La journée d’aujourd’hui est à appréhender par les Tunisiens comme une chance historique, un instant solennel qu’ils ont l’obligation et la responsabilité de vivre intensément et de rentabiliser comme des hommes qui ont l’opportunité de faire l’histoire et d’édifier l’avenir de leur pays.
Et au-delà des résultats qui couronneront l’opération électorale et de l’identité des nouveaux députés qui arracheront la confiance des électeurs, il restera, aujourd’hui, quand les urnes rendront leur verdict, un sentiment, une conviction et une vérité: la Tunisie et les Tunisiens auront remporté, méritoirement, la bataille de la démocratie et de la liberté.

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