Les agriculteurs manifestent leur colère face à l’absence de fertilisants, estimant que cela pourrait affecter la campagne céréalière

Les agriculteurs céréaliers s’inquiètent ces jours-ci du manque cruel d’intrants agricoles nécessaires à la fertilisation de la terre en prévision de la période des semailles qui pourraient intervenir dans les deux prochaines semaines, notamment pour la variété de l’orge précoce.
C’est ainsi que le syndicat des agriculteurs du Kef a déploré un manque de fertilisants nécessaires aux grands labours, notamment pour le diammonium phosphoré, communément connu chez les agriculteurs sous l’appellation de DAP, un produit nécessaire en cette période d’autant plus que, comme l’a souligné le président du syndicat, Abderraouf Chebbi, le démarrage de la saison a été émaillé par d’importantes chutes pluviales qui ont ravivé chez les céréaliculteurs l’espoir de réaliser une bonne saison agricole, à l’image de la campagne précédente qui a donné lieu à une production céréalière jugée record avec près de 13 millions de quintaux collectés dont la quasi-totalité a été récoltée dans la région du Nord-Ouest.
Les agriculteurs ont déjà manifesté leur colère face à l’absence de fertilisants estimant que cela pourrait affecter la campagne, tant leur apport est indispensable pour garantir les meilleures conditions à la levée des graines et leur tallage car le manque de fertilisants agit, selon le syndicat, sur la qualité et le rendement des terres.
Sur un autre plan, l’Office des céréales vient d’achever, à la fin de le semaine écoulée, toutes les opérations de levée et de transfert des quantités de céréales stockées en plein air dans les gouvernorats de Siliana et du Kef, évitant leur destruction si des intempéries venaient à se produire dans ces régions, notamment au Kef où 1,3 million de quintaux sur les 2,084 millions de quintaux collectés étaient jusqu’ici stockés à l’air libre.
Volet semences, les agriculteurs ne semblent pas soulever d’inquiétude à ce sujet, car la plupart d’entre eux disposent de leurs propres semences qu’ils ont traitées en temps opportun et à moindre coût, d’autant plus que les prix des semences sélectionnées vendues aux agriculteurs sont loin d’être attractifs même si leurs prix n’ont pas changé par rapport à la précédente campagne.

Jamel TAIBI

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