La Tunisie s’est maintenue à la 87e position dans le « Rapport mondial sur la Compétitivité globale » 2019-2020 du Forum de Davos sur 141 pays traités, tout en enregistrant une amélioration de 0,8 point dans son score, passant de 55,6 en 2018, à 56,4 en 2019, d’après les données présentées, mercredi, à Tunis, lors d’une conférence de presse, tenue, par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise (IACE).

Dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) la Tunisie est classée au 9e rang dans ce rapport qui mesure 103 indicateurs, tels que le taux d’inflation, la concurrence dans les services et le financement des PMEs, répartis sur 12 piliers dont l’infrastructure, l’éducation, la stabilité macroéconomique…

Par pilier, la Tunisie a été classée 73e dans le pilier institutions, 85e en termes d’infrastructure, 83e pour l’adoption des TICs, 124e s’agissant de la stabilité macroéconomique, 49e en matière de santé et 84e pour ce qui est de l’éducation et compétences.

Concernant le pilier marché des produits, la Tunisie a été classée au 92e rang, 133e dans le marché de travail, 94e en ce qui concerne le système financier, 71e dans la taille du marché, 74e au plan de la dynamique des affaires et 92e dans la capacité d’innovation.

Le Directeur exécutif de l’IACE Majdi Hassen a qualifié les résultats du « Rapport mondial sur la Compétitivité globale » 2019-2020 du Forum de Davos d’inquiétants pour la Tunisie, surtout que sur 103 indicateurs clés de l’évolution des rangs en 2019, le pays a enregistré une dégradation de 60 indicateurs contre seulement 29 indicateurs en évolution et 9 indicateurs en stagnation.

« La réforme du marché de travail et la révision du système financier seront deux facteurs déterminants pour l’amélioration de la compétitivité de la Tunisie », a-t-il noté.

Évoquant l’évaluation annuelle qui met en évidence certaines tendances, le responsable a indiqué qu’en dépit des mesures prises par les dirigeants mondiaux, au cours des dix dernières années, pour atténuer le pire de la crise financière, la croissance de la productivité n’a pas été stimulée pour autant.

Et de préciser que les décideurs doivent revoir et élargir leurs réformes et incitations publiques ainsi qu’investir dans le développement des compétences pour pouvoir offrir une opportunité à la quatrième révolution industrielle.

Hassen a, en outre, affirmé qu’il faut placer toutes les économies sur une trajectoire gagnant-gagnant et avoir une économie en croissance, inclusive et durable sur le plan environnemental.

Au niveau international, le top 5 du classement dans le « Rapport mondial sur la Compétitivité globale » 2019-2020 a connu un changement remarquable avec Singapour en tête de liste avec un score de 84,8, suivi par les États Unis (83,7), Hong Kong (83,1), les Pays-Bas (82,4) et la Suisse à la cinquième place avec un score de 82,3.

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