LES élections ont, semble-t-il, marqué une pause dans le rituel des jérémiades et des «analyses» désespérées à propos de la crise économique et financière que vit le pays depuis la révolution.
Et c’est tant mieux, car ce fut un silence de bon augure, puisque le nouveau classement de Davos maintient la Tunisie à la 87e place dans son « Rapport mondial sur la compétitivité globale » 2019-2020, tout en enregistrant une amélioration de 0,8 point au niveau du score de notre pays qui passe de 55,6 en 2018 à 56,4 en 2019.
L’on constate que la Tunisie reste également bien classée dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord), soit à la 9e place. Le rapport qui mesure pas moins de 103 indicateurs comme le taux d’inflation, la concurrence dans les services, le financement des PME, l’infrastructure, l’éducation, la stabilité macroéconomique… représente l’une des boussoles les plus consultées et suivies par les investisseurs de par le monde.
Toutefois, le « Rapport mondial sur la compétitivité globale » a donné à noter, dans le détail des indicateurs, que notre pays a enregistré une légère dégradation au niveau de près de 60 indicateurs, tout en enregistrant une évolution positive dans 29 indicateurs importants et une bonne stabilité dans les 9 restants. Que les experts économiques parlent de «stagnation», mais restons optimistes et concluons à l’impératif d’améliorer l’impact des réformes les plus urgentes telles que celle du marché du travail et la révision du système financier, « deux facteurs déterminants pour l’amélioration de la compétitivité de la Tunisie », comme l’a noté Mahdi Hassen lors de la présentation du rapport au siège de l’Iace.

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