Des succès à répétition ne viennent jamais seuls. Il faut les provoquer par le travail et l’esprit professionnel. C’est du moins ce que l’Espérance est en train d’inculquer à tous les clubs tunisiens : travailler et souffrir peut rendre riche

On a souvent chicané à propos de la forte sollicitation et de la spirale harassante des nombreux fronts dans lesquels l’Espérance Sportive de Tunis se trouve engagée depuis plusieurs années déjà. Mais on a rarement qualifié cette situation de source de fortune intarissable pour le club et la gestion financière de ses affaires. En effet, le doyen des clubs tunisiens se trouve depuis quelques années dans une situation qui attise le feu de la jalousie chez ses rivaux et détracteurs, notamment depuis le succès en Coupe arabe des clubs des champions dont il a remporté le titre en 2017 avec ce que cela a engendré comme renflouement de ses caisses grâce au pactole récolté avoisinant les 3 millions de dollars (9 millions de dinars).
Depuis l’été 2017, l’argent n’a pas cessé de couler à flots pour améliorer davantage les richesses du club de Bab Souika qui s’est toujours porté comme un charme.
En 2019, les deux titres de la plus prestigieuse des compétitions africaines valables pour les éditions 2018 et 2019, que l’EST a remportés haut la main, lui ont également ramené la jolie somme cumulée d’environ 6 millions de dollars (17 millions de dinars à peu près).
Tous ces montants «astronomiques» sont déjà encaissés par le club séculaire tunisien qui les a amplement mérités.
Mieux encore, l’Espérance se trouve encore une fois bien partie pour rééditer ses exploits et sur le plan arabe et sur celui africain. C’est qu’elle se trouve bien armée pour y parvenir et s’enrichir davantage, alors que la plupart des clubs tunisiens, dont la gestion laisse à désirer, s’enlisent dans les difficultés financières étranglantes.

Le propre des grands clubs
Les «Sang et Or» sont en train de récolter les savoureux fruits de leur labeur et de la dimension de vrai colosse professionnel à laquelle leur club est arrivé.
En effet, il n’est pas donné à n’importe qui de se trouver en finale de la joute africaine par cinq fois au cours des dix dernières éditions (depuis 2010) et de finir champion d’Afrique 3 fois (2011, 2018 et 2019) sans oublier le premier titre de 1994.
Le succès appelle le succès et l’argent appelle l’argent, cela sied parfaitement bien au statut de l’Espérance qui ne cesse de faire parler d’elle sur le plan international.
Grâce à cela, l’Espérance prendra part à la Coupe du monde des clubs pour la deuxième fois de suite. Et c’est tout à son honneur et à celui du football tunisien en général. Le succès et l’argent font désormais de l’Espérance un membre à part entière de la cour des grands clubs qui imposent le respect et qui honorent leurs pays.
Tout cela nous conduit à dire que l’Espérance et ses fans ont bel et bien dépassé le stade des «râlements» issus des fortes sollicitations et de la fatigue de ses joueurs. Aujourd’hui, l’équipe de Bab Souika dispose d’un effectif tellement riche qu’il se compose aisément d’au moins deux équipes qui se valent, sans équivoque. Et ça, c’est le propre des grands clubs qui ne lésinent pas sur les moyens pour faire face, avec brio, aux plus draconiennes des situations et aux plus redoutables des rivaux.
Amor BACCAR

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