La Tunisie a amélioré légèrement son score de 0,8 point, pour se classer 87e à l’échelle mondiale.

Dans le rapport de Compétitivité mondiale 2019 du Forum de Davos, la Tunisie a enregistré une légère progression dans son score, passant de 55,6 en 2018, à 56,4 points en 2019, pour occuper désormais la 87ème position sur un total de 141 pays.
A l’échelle maghrébine, notre pays est classé deuxième après le Maroc et devance l’Algérie, la Mauritanie et la Libye. Au niveau arabe, la Tunisie est devancée par huit pays qui sont : les Emirats Arabes Unis, le Qatar, l’Arabie Saoudite, Oman, le Bahreïn, le Koweït, la Jordanie et le Maroc alors que sur le continent africain, elle garde le même classement que 2018 et occupe la 4e position après l’Afrique du Sud (classée 60e), le Maroc (75e) et Seychelles (75e). Au niveau international, avec un score de 84,8, Singapour occupe la première position, suivie des Etats-Unis (83,7), Hong Kong (83,1), les Pays-Bas (82,4), la Suisse (82,3). En queue du peloton, le Congo (139e), le Yémen (140e), et le Tchad (141e).

Compétitivité internationale
En marge d’une conférence de presse tenue à cette occasion, le directeur exécutif de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (Iace), Majdi Hassen, indique que le rapport mesure la compétitivité internationale de chaque pays en vue d’étalonner les performances, déceler les insuffisances et erreurs, tirer les enseignements pour adopter de meilleures pratiques, évaluer les déterminants de la productivité, principal déterminant de la croissance économique à long terme et facteur essentiel du bien-être, se préparer à la 4e révolution industrielle, s’appuyer sur des fondements économiques et empiriques…
«Il n’y a pas d’indicateur officiel unique de la compétitivité.
Celle-ci peut être évaluée en fonction de nombreux indicateurs, qui varient selon l’acteur économique concerné et l’approche retenue…Pour cette année, l’orientation future du gouvernement est évaluée autrement, en prenant en compte la réglementation de l’efficacité énergétique, celle des énergies renouvelables et les traités relatifs à l’environnement en vigueur », précise-t-il.
Hassen ajoute que pour cette année, le rapport évalue la compétitivité nationale, à travers 103 indicateurs organisés en 12 piliers, liés notamment aux institutions, politiques, facteurs déterminant le niveau de productivité, l’infrastructure, la santé, la stabilité macroéconomique, le système financier, le marché de production, le degré d’innovation…

Amélioration des institutions
Sur les 103 indicateurs sur lesquels ce rapport a été élaboré, la Tunisie s’est améliorée dans 29 indicateurs, stagnée dans 9 et s’est dégradée dans 60 . Au niveau du score, le pays s’est amélioré dans 43 indicateurs, stagné dans 12 et s’est dégradé dans 36 sur les 103 indicateurs évalués.
Les principales améliorations ont été enregistrées au niveau des institutions avec un score de 53 en 2019 contre 52 en 2018, l’adoption des TIC (50,9 contre 45,1), la santé (85,3 contre 83,8), marchés de production (52,4 contre 51,7).
Par pilier, la Tunisie est classée 73e pour le critère Institutions (avec un score de 53), 85e pour le critère Infrastructure (avec un score de 62,7), 83e pour le critère Adoption des TIC (avec un score de 50,9), 124e pour le critère Stabilité macroéconomique (avec un score de 65,7), 49e pour le critère Santé (avec un score de 85,3), 84e pour le critère Education et compétences (avec un score de 59,6), 92e pour le critère Marché de production (avec un score de 52,4), 133e pour le critère Marché du travail (avec un score de 46,4), 94e pour le critère Système financier (avec un score de 55,7), 71e pour le critère Taille du marché (avec un score de 53,5), 74e pour le critère Dynamisme des affaires (avec un score de 59), 92e pour le critère Capacité d’innovation (avec un score de 32,6).

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