Un travail acharné a été effectué au cours des trois dernières années en vue de diversifier les marchés et s’orienter vers les marchés lointains qui sont prometteurs à l’instar de ceux d’Asie et d’Amérique.

Dans le cadre des préparatifs de la campagne des dattes 2019-2020, une séance de travail, présidée par Samir Taieb, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a été organisée le 2 octobre 2019 en présence notamment des exportateurs de dattes, du directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes (GID) et des directeurs généraux au sein du ministère. Au cours de cette séance de travail, les exportateurs ont formulé leurs préoccupations et exposé les problématiques rencontrées.
Un exposé a été également fait au sujet des dispositions prises par le ministère en préparation à la prochaine campagne. Ainsi, il a été décidé de créer le Groupement interprofessionnel des dattes à Tozeur. Le siège de la direction générale à Tozeur et le siège de la direction régionale dudit Groupement sont en cours d’aménagement. Au niveau de l’exportation, un travail acharné a été effectué au cours des trois dernières années en vue de diversifier les cibles et s’orienter vers des marchés nouveaux et lointains qui sont prometteurs à l’instar de ceux d’Asie et d’Amérique. Il a été question, de même, de diversifier l’exportation des dattes en favorisant celle des dattes biologiques et des dattes dénoyautées dont la valeur ajoutée est élevée.

Les dattes biologiques rentables
Au niveau de la production, il y a lieu de noter le développement des superficies des palmeraies particulièrement dans le gouvernorat de Kébili qui contribue avec près de 45% dans l’ensemble de la production de dattes. Dans ce contexte, Samir Taieb a souligné que la campagne des dattes 2019-2020 est considérée comme exceptionnelle dans la mesure où la production est estimée à près de 340 mille tonnes et il est prévu d’exporter près de 125 mille tonnes pour une valeur de 1.000 millions de dinars. Le ministre a aussi précisé que l’exportation de dattes biologiques sera renforcée en assurant la coordination avec les agriculteurs affiliés aux structures professionnelles. Ils seront incités à passer à l’agriculture biologique en bénéficiant de la certification nécessaire.
Le ministre a rappelé que le travail engagé consiste aussi à diversifier les marchés en ciblant les marchés nouveaux et lointains comme ceux d’Asie. Plusieurs conventions économiques avec les pays appartenant à ces marchés sont en cours de négociation en coordination avec les ministères du Commerce et de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Le ministère déploie des efforts en vue de traiter certains palmiers touchés par des bactéries, et ce, en collaboration avec les parties concernées en utilisant les insecticides et les drones. Ainsi, le nombre de moustiquaires (destinées à protéger la production de dattes) a augmenté au cours des trois dernières années passant de 1.5 millions à 6 millions.
A noter que six unités de tissage de moustiquaires ont été créées en collaboration avec le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi. L’objectif est de généraliser l’utilisation des moustiquaires de fabrication locale et de limiter les importations.
S’agissant du marché local, les quantités de dattes consommées au cours des dernières années ont connu un accroissement notable. C’est que la consommation locale ne se limite pas au mois de Ramadan mais se poursuit tout au long de l’année. L’exportation de ce fruit représente près de 45% à 50% des quantités produites. Le reste de la production est écoulé sur le marché local.

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