Pour une fois, voilà une grève qui n’a pas entraîné l’adhésion totale du secteur. Nous voulons parler de la grève des stations-services. Ce débrayage, prévu pour les 12 et 13 avril, n’a pas été suivi à 100 % comme cela aurait été le cas dans le secteur public ou semi-public. Donc, on n’a pas vu ces syndicalistes de l’Ugtt crier tout haut et, triomphalement, des taux de réussite de la grève de 100 % !

C’est que cette fois-ci, la grève touche, d’abord, un secteur vital et, ensuite, elle relève strictement du privé. Ce dernier ne se jette jamais la tête la première, dans des aventures qui risquent de lui coûter cher. Il jauge avant de prendre des décisions hasardeuses. Une journée de grève, c’est des milliers de dinars de pertes par kiosque. Pour un gérant, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

L’enjeu est, tout simplement, matériel. Il n’y a ni considérations politiques, ni arrière-pensée électoraliste. Comme cela avait été le cas pour le S.G de la Fédération générale de l’enseignement secondaire (Fges) qui a pu réussir à se maintenir à la tête de ce syndicat à travers les dernières élections.

On est, donc, loin de ces grèves déclenchées dans l’enseignement et qui durent plusieurs jours ou ces blocages de toutes sortes dans les compagnies d’extraction minières ou de phosphate.

Dans le secteur privé, on ne permet pas de jeter l’argent par les fenêtres. Dans le public, on dilapide des centaines de milliards pour le simple caprice d’un mécontent qui n’a pas trouvé son nom parmi les reçus dans un concours de recrutement !

Les syndicalistes doivent tirer les leçons de cette problématique bien de chez nous.

A.C.

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