L’absence de Msakni a libéré l’entrejeu. Seliti, Skhiri et Sassi se portent plus vers l’avant, mais la défense est encore à régler. Mondher Kebaïer se porte mieux.

Tunisie-Cameroun restera toujours un match amical. L’enjeu n’était pas énorme, le résultat ne comptait pas beaucoup (même si cela rentre dans le classement Fifa). Ce qui comptait le plus, c’était l’attitude de la sélection et les progrès affichés par rapport aux deux premières sorties. Après deux premières apparitions timides et peu convaincantes, on peut dire qu’il y a un redressement. On a mieux joué, on a osé davantage, il y avait des occasions de marquer. En même temps, Kebaïer a opté pour une organisation tactique assez nouvelle : un bloc bas avec le premier défenseur, Khénissi, à 10 mètres du centre. Cela n’a pas marché au début avec une aisance technique des Camerounais et l’éternel problème de couverture et de fragilité dans les duels aériens. Mais au fil du temps, ce bloc bas a avancé, et a été compact pour resserrer les espaces. Et l’on a remarqué que Kebaïer a réussi là où il a échoué lors des deux premiers matches : bâtir mieux les attaques à partir des relanceurs, Skhiri, Sassi et Chaâlali, ce trio a bien carburé, a bien bougé pour «casser» les lignes du Cameroun. C’est la grande transformation que Mondher Kebaïer a bien orchestrée : les milieux relanceurs ont mieux fait. A la base de cette transformation offensive, il y a aussi le rôle impeccable d’un certain Seliti. Il a été bien présent pour distribuer le jeu et pour offrir des balles à Khenissi, Khaoui et aux milieux qui venaient épauler l’attaque. C’est une sorte de passerelle efficace qui a permis à la sélection de produire un jeu offensif de qualité. Certes, Khenissi a été hors du coup, et les ratages des occasions sont également un problème.
Mais ce qui réconforte le plus pour nous, c’est que Kebaïer a trouvé la formule offensive. Il a compris qu’un joueur comme Seliti ne peut être sacrifié sur le banc. L’absence de Msakni a fait du bien : ce joueur n’a plus les jambes d’avant. Il a aussi des problèmes aux vestiaires. Seliti est, à notre avis, meilleur que lui en ce moment.

Plus de confiance
Mondher Kebaïer peut bâtir sur le match du Cameroun. Lui qui reste toujours en position inconfortable pour ceux qui n’ont pas confiance en lui. Il a marqué son territoire. Maintenant, il doit trouver une solution à la fragilité défensive. Notre sélection est prenable face à des équipes aux joueurs inspirés. D’ici là, il a l’ossature de son équipe (il a convoqué 28 joueurs, il n’en a utilisé que 16), il a plus de confiance dans ses possibilités. On peut être optimiste. Mais pas trop, ce n’est qu’un match amical.

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