Le projet de budget de l’Etat pour 2020 se distingue comme toujours, d’ailleurs, par une part importante du social. Les personnes démunies, les enfants sans soutien et les personnes âgées bénéficient, en effet, de ressources financières conséquentes pour pouvoir réaliser les différents projets et programmes à leur profit. L’essentiel est de permettre à ces catégories de la population de mener, dans la mesure du possible, une vie digne. A l’intérieur du pays, plusieurs familles vivent encore dans des taudis. Les enfants parcourent des kilomètres chaque matin pour arriver à leur école, encourant plusieurs risques en cours de route. Même les femmes, ouvrières dans les fermes agricoles, se déplacent souvent dans des conditions déplorables. Elles sont menacées, elles aussi, d’accidents entraînant décès ou blessures.
C’est dire que ces personnes, bien qu’elles suent toute la journée, ne profitent pas de conditions de vie décente. Les ressources financières réservées à ces personnes vulnérables ne sont donc pas de trop. Même la compensation des produits alimentaires est assimilée à des dépenses sociales dans la mesure où elle sert à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs appartenant à la classe moyenne et celle à revenu limité. Cette compensation permet de couvrir le montant entre le prix réel du produit et celui qui est pratiqué pour la vente au public. Certaines matières premières comme le carburant connaissent des fluctuations au niveau du prix sur le marché international et si l’on pratique la réalité des prix, les citoyens trouveraient beaucoup de mal à l’acheter. D’où l’importance de la compensation qui doit se poursuivre notamment pour les couches les plus vulnérables.
Certains produits sont soumis à la liberté des prix. Très demandés, ces produits connaissent souvent une envolée des prix, ce qui ne permet pas aux catégories à revenu limité d’en profiter. Le transport bénéficie lui aussi de la subvention même si plusieurs sociétés de transport sont encore déficitaires. Le volet social constitue un dossier brûlant pour le gouvernement qui est appelé à faire de son mieux afin de permettre à la classe à revenu limité de bénéficier des attributs d’une vie digne. D’ailleurs, plusieurs familles inscrites dans le registre de la pauvreté bénéficient régulièrement d’une subvention revue à la hausse régulièrement.
Mais cela reste insuffisant tant que le problème de l’emploi n’est pas encore résolu d’une façon radicale. Dans un ménage se composant de cinq ou six membres, la seule source de revenu est souvent le père ou la mère. Les jeunes en âge de travailler sont la plupart du temps au chômage, passant le plus clair de leur temps dans les cafés. La suspension des recrutements dans la Fonction publique a pesé de tout son poids sur le marché du travail d’autant plus que les entreprises privées, en phase de stagnation, ne s’empressent pas elles non plus de recruter une nouvelle main-d’œuvre.

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