Le nouveau gouvernement doit s’engager en priorité à introduire des réformes au sein des entreprises publiques, à sauver l’économie nationale et à instaurer un climat social favorable pour la création de la richesse.

«L’Ugtt ne voit aucun inconvénient à ce que Rached Ghannouchi préside le prochain gouvernement», a déclaré le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), Sami Tahri.

Dans une déclaration aux médias, en marge d’une réunion élargie du bureau exécutif de l’Ugtt, Tahri a souligné que la position de la centrale syndicale vis-à-vis d’un chef de gouvernement issu du mouvement Ennahdha sera déterminée par le programme d’action et son application et la mise en œuvre de l’ensemble des accords et des conventions conclus avec les précédents gouvernements.

Il a ajouté que le nouveau gouvernement doit s’engager, en priorité à introduire des réformes au sein des entreprises publiques, à sauver l’économie nationale et à instaurer un climat social favorable pour la création de la richesse. Le secrétaire général adjoint a signalé que l’Ugtt soutient toutes les parties qui proposent des projets à même de préserver la souveraineté nationale, réduire la dette extérieure et trouver des mécanismes plus souples pour le remboursement des dettes.

Tahri a affirmé que «l’Ugtt doit avoir le rôle de régulateur», soulignant que la centrale syndicale a été consultée, lors de la formation des précédents gouvernements .

Dans ce contexte, Tahri a indiqué que l’Ugtt n’a pas été contactée jusqu’à présent sur la composition du prochain gouvernement et le nouveau chef de gouvernement. «Une seule rencontre a eu lieu entre le président du mouvement Ennahdha (le parti qui a remporté les élections législatives 2019), Rached Ghannouchi et le secrétaire général de l’Ugtt, Noureddine Taboubi qui a appelé à l’accélération du processus de formation du prochain gouvernement.

Il est à noter que le conseil de la choura du mouvement Ennahdha, tenu récemment, avait proposé Rached Ghannouchi comme candidat du parti pour présider le prochain gouvernement.

Le président du conseil de la choura du mouvement Ennahdha, Abdelkrim Harouni, avait déclaré dimanche dernier, qu’Ennahdha est prête à gouverner étant donné que c’est le parti qui a remporté les élections législatives, ajoutant que le prochain gouvernement sera conduit par un Nahdhaoui. «Les pourparlers relatifs à la formation du gouvernement ont déjà commencé avec des partis politiques et des organisations nationales», a-t-il précisé.

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