Deux victoires, mais que de correctifs à apporter.

Rideau, samedi dernier, sur le premier stage de préparation du sept national sénior qui s’est déroulé entre les villes de Nabeul et Hammamet, en prévision de la CAN Tunisie 2020. Certes, ce rassemblement s’est, fort heureusement, achevé sans bobos (à l’exception de la blessure de Tarek Jallouz).Certes aussi, on a gagné les deux matches amicaux face à l’Ukraine. Mais, attention: pas question de céder à l’euphorie, car derrière ces deux victoires, subsistent encore tant de carences et d’insuffisances dont la plus criarde, donc la plus inquiétante, concerne le rendement collectif de la sélection. En ce sens que rares, très rares furent les buts marqués sur des combinaisons entre les joueurs, avec, de surcroît, un manque à gagner au niveau des ailes et de l’axe, soit les deux postes qui constituent pourtant l’une des principales forces de frappe de la troupe.

Une hirondelle ne fait pas le printemps
Ce faisant, l’absence du meilleur demi-centre du pays, en l’occurrence Kamel Alouini connu pour être un organisateur de talent, n’explique pas, à elle seule, la faillite de la stratégie collective du sélectionneur Toni Gerona. Ce dernier a beau user de schémas tactiques ,de changements et de permutations entre joueurs, peine perdue, et c’est à lui d’en assumer la responsabilité. Par ailleurs, on a relevé un autre point faible, à savoir le repli défensif lent, très lent même en phase de contres adverses, ce qui a failli nous coûter cher, n’eût été la grande forme des trois gardiens de but Wassim Hlal, Mohamed Sfar et Makram Missaoui, ce dernier ayant été l’artisan de la victoire de samedi. Et c’est fort rassurant, étant donné que, de coutume handballistique, un keeper représente 50 pour cent de la force d’une équipe. Dans le même chapitre des satisfactions, les deux superbes prestations livrées par Mohamed Soussi que le dur apprentissage du professionnalisme en France a hautement aidé à devenir plus performant, mieux aguerri. A ses côtés, citons aussi Amine Bennour, Oussama Jaziri, Issam Rzig, Tarek Jallouz, et à un degré moindre, Oussama Boughanmi, Marouen Chouiref, Slim Hedoui et Mosbah Sanai qui n’ont pas démérité sur l’ensemble des deux matches. Ainsi, M.Gerona rentre chez lui en France avec un goût d’inachevé, du pain sur la planche l’attendant, ce qui revient à dire que son calepin a, sans doute, fait le plein de notes. Pourvu qu’il y ait un léger mieux lors du prochain stage prévu dans deux semaines.

Les jeunots arabes se défoulent
Non loin de Hammamet, et plus exactement à Beni Khiar, a démarré le championnat arabe des cadets avec la participation de la Tunisie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, le Koweit et le Maroc. On aurait aimé y voir le numéro un arabe (comprenez l’Égypte )pour donner plus d’attraction et de crédibilité à ce tournoi. N’empêche que celui-ci promet, au vu de sa journée inaugurale qui fut proprement un régal handballistique, grâce à des jeunots pleins d’allant, de fougue et d’aplomb. Nos gaillards ont confirmé, en écrasant leurs adversaires marocains sur le score sans appel de 33-18. De bon augure pour la suite de la compétition qui se déroule en présence d’un public nombreux et de l’état-major de l’Union arabe de handball.
Mohsen ZRIBI

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