La bonne impression laissée par l’Espérance après son grand match de Sfax fait rêver ses fans qui en redemandent, à commencer par la rencontre de ce soir au Maroc, dans le cadre de la compétition arabe.


L’Espérance a réussi l’exploit de remporter la Coupe arabe des clubs champions par trois fois, dont la dernière en 2017 à Alexandrie.
Seulement pour le compte de l’édition de 2018, la cuisante et précoce élimination du club de Bab Souika, dès le premier tour aux 32es de finale au grand bonheur d’Ittihad Alexandrie, reste encore en travers de la gorge des fans «sang et or». Heureusement que l’affront a été magistralement lavé avec la double consécration en Ligue des champions africaine (2018 et 2019).
Aussi, faut-il le répéter encore et encore : «Un homme averti en vaut deux». C’est pourquoi la mésaventure contre Al-Ittihad d’Alexandrie ne doit pas être vécue de nouveau face au club marocain de l’Olympique Club de Safi qui recevra ce soir l’Espérance, dans le cadre des 16es de finale de la même compétition arabe.

Gare à l’euphorie démesurée !
En effet, il faut à tout prix éviter de se faire avoir par excès de confiance, notamment après la très remarquable prestation de dimanche dernier dans les murs du CSS (0-2).
Autant dans ce classico, la manière et la supériorité de l’Espérance étaient édifiantes et rassurantes, autant on craint que la grosse tête joue un mauvais tour aux protégés de Mouîne Chaâbani.
D’ailleurs, tout le monde attend ce match aller contre l’OCSafi pour vérifier la «véracité» de cette supériorité de l’Espérance qu’on voit déjà survoler tout le monde à l’avenir, aussi bien en Tunisie qu’en Afrique, qu’au monde arabe. Les coéquipiers de Khalil Chammam se doivent de garder la tête sur les épaules et de faire montre d’une grande humilité afin de ne pas se laisser surprendre par les Marocains. Il ne faut surtout pas se leurrer par les piètres prestations de l’OCSafi en championnat (4 nuls sur 4 matches joués) qui lui valent une bien modeste onzième place au classement général.
Les supporters du doyen des clubs tunisiens n’attendent qu’une nouvelle belle prouesse pour avoir la certitude que leur équipe a bel et bien atteint la dimension de titan redouté. Du coup, une autre victoire ce soir en terre marocaine serait vivement souhaitée, car le chemin est encore long et plein d’embûches dans cette alléchante joute qui fait saliver tous les clubs arabes en raison du colossal pactole réservé à son vainqueur (plus de 16 millions de dinars).

Des absences de marque
Ce joli butin, il faudra d’abord le mériter car ce ne sont pas les difficultés et les rudes épreuves qui manqueront sur le chemin escarpé de la compétition arabe où le niveau est très rapproché et les rivaux de gros calibre sont nombreux.
Dès aujourd’hui, il faudra sortir le grand jeu pour tenter de rentrer à Tunis avec le meilleur résultat possible. Cela facilitera énormément la tâche de l’équipe lors du match retour prévu le 23 de ce mois. Côté formation à aligner tout à l’heure par Mouîne Chaâbani, on se demande qui va remplacer les quelques absents de marque, en particulier Elyès Chetti, Abdelkader Badrane et Chamseddine Dhaouadi (blessés). On parle là de presque tout le compartiment défensif dans lequel le seul rescapé est Sameh Derbali. Y a-t-il lieu de s’inquiéter outre mesure ? Loin de là, car le quatuor qui bénéficiera de la confiance du timonier «sang et or» sera à un élément près celui qui a été aligné dimanche dernier à Sfax, c’est-à-dire Derbali, Houcine Rabii (à la place de Chetti), Khalil Chammam et Mohamed Ali Yaâkoubi. A l’entrejeu, on retrouvera Kuamé, Ben Romdhane, Benghith et Badri. L’attaque sera animée par la paire Ouattara-El Houni (ou Fedaâ).
Ce à quoi on peut s’attendre, c’est le magnifique jeu rapide et en mouvement qui caractérise désormais le nouveau style de l’Espérance.

Amor BACCAR

Charger plus d'articles
Charger plus par La Presse
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire