La 33e session du conseil de la Choura d’Ennahdha, réuni ce week-end, a annoncé la candidature du président du mouvement, Rached Ghannouchi, à la présidence du parlement.

Le conseil de la Choura réaffirme à cette occasion l’attachement d’Ennahdha à son droit à la formation et à la présidence du gouvernement, conformément aux dispositions de la Constitution et compte tenu des résultats des élections, a indiqué, dimanche, le président du Conseil de la Choura, Abdelkrim Harouni.

Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche, au siège du mouvement, Harouni a expliqué que la candidature de Ghannouchi à la présidence du parlement intervient dans le cadre du choix d’Ennahdha d’endosser la responsabilité du pouvoir au sein des institutions de l’Etat.

« Cela témoigne également de l’intérêt que porte le mouvement au parlement, berceau des législations, des réformes et des décisions relatives à la gestion du gouvernement et des différents dispositifs de l’Etat », a-t-il fait remarquer.

Le vote pour élire le président du parlement lors de la première séance de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), prévue mercredi prochain, sera un « indicateur important pour connaître ceux qui sont disposés, ou pas, à travailler avec le mouvement Ennahdha au parlement et au gouvernement », a-t-il affirmé.

Selon le président de la Choura, toutes les concertations effectuées jusqu’à ce jour sont préliminaires.

Les négociations officielles démarreront après la désignation par Ennahdha d’un chef de gouvernement et l’approbation de celui-ci par le président de la République.

Lors de cette 33 session, un rapport détaillé a été présenté par le conseil sur toutes les concertations effectuées par Ennahdha avec les partis politiques, les organisations et quelques personnalités, affirme Harouni, les qualifiant de « trébuchantes au vu du manque de collaboration avec le parti, notamment de la part du Courant démocrate et du mouvement Echaâb ».

Sur la proposition du mouvement Echaâb concernant le « gouvernement du président », Harouni a déclaré que cette dernière est contraire à la Constitution.

« Ennahdha n’abandonnera pas son droit à la formation et à la présidence du gouvernement », a souligné Harouni, ajoutant toutefois que le parti reste ouvert à l’alliance avec toutes les familles politiques à l’exception des personnes soupçonnées de corruption ou celles qui sont dans le déni de la révolution.

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