Le député du Courant démocrate (Attayar), Ghazi Chaouachi, a réaffirmé, lundi, la position de sa formation politique contre la participation au prochain gouvernement aux côtés de « Qalb Tounes » et du Parti destourien libre (PDL).

Il a confirmé, néanmoins, que le Courant démocrate (22 sièges à l’ARP) prendra part aux concertations sur la formation du futur gouvernement, s’il y est convié.
Dans une déclaration aux médias, en marge d’une plénière, lundi à l’hémicycle du Bardo, Chaouachi a indiqué que Habib Jamli qui a été choisi pour former le nouveau gouvernement attendu, n’a pas de relation avec le mouvement Ennahdha.

Il a souligné l’attachement de son parti au portefeuille de l’Intérieur.

Habib Jamli, chef de gouvernement désigné, avait déclaré qu’il entamera, lundi, les concertations avec les représentants des partis pour la formation de sa nouvelle équipe gouvernementale, et ce avant de créer une commission chargée d’examiner le programme d’action du gouvernement, proposé par le mouvement Ennahdha.

Jamli a souligné que tous les partis politiques sont concernés par les concertations qui se feront selon un ordre déterminé par le nombre de sièges parlementaires de chaque parti.
« La compétence et l’intégrité seront les critères de choix des membres du nouveau gouvernement », a-t-il ajouté.

Il convient de rappeler que le président de la République Kais Saied avait remis, le 15 novembre courant, au candidat au poste de chef du gouvernement Habib Jamli, proposé par le mouvement Ennahdha, une lettre de mission pour former le nouveau cabinet.

Selon l’article 89 de la Constitution tunisienne, dans un délai d’une semaine après la proclamation des résultats définitifs des élections, le Président de la République charge le candidat du parti politique ou de la coalition électorale ayant obtenu le plus grand nombre de sièges au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, de former le gouvernement dans un délai d’un mois pouvant être prorogé une seule fois. En cas d’égalité du nombre des sièges, la nomination s’effectue selon le nombre de voix obtenues.

Si le délai indiqué expire sans parvenir à la formation d’un gouvernement, ou si la confiance de l’Assemblée des représentants du peuple n’est pas accordée, le Président de la République engage des consultations dans un délai de dix jours avec les partis politiques, les coalitions et les groupes parlementaires, en vue de charger la personnalité jugée la plus apte, en vue de former un gouvernement dans un délai maximum d’un mois.

Si, dans les quatre mois suivant la première désignation, les membres de l’Assemblée des représentants du peuple n’ont pas accordé la confiance au gouvernement, le Président de la République peut décider la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple et l’organisation de nouvelles élections législatives dans un délai d’au moins quarante-cinq jours et ne dépassant pas quatre-vingt-dix jours.

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