Chef du gouvernement

Et la foire aux déclarations folkloriques de se poursuivre, sur un rythme de plus en plus effréné, à l’issue des rencontres-prise de contact que Habib Jemli, chef de gouvernement désigné, avec les responsables des partis politiques représentés au parlement censés avoir leur mot à dire sur la composition de l’équipe ministérielle tant attendue et aussi sur l’élaboration du programme commun qu’elle aura à appliquer durant les cinq années à venir au cas où ses ministres obtiendraient la confiance du Parlement.

Mais avant d’aborder l’étape-choix des ministres et de la définition des approches à mettre à exécution dans le cadre d’un programme commun qui sera élaboré sur la base du document de gouvernance produit par Ennahdha, les interlocuteurs de Habib Jemli se contentent maintenant de réitérer leurs exigences caprices qui ne surprennent plus personne parmi les Tunisiens qui suivent au jour le jour leurs déclarations sur le perron de Dar Edhiafa ou sur les plateaux TV et radios, espérant y trouver du nouveau, du concret ou au moins un début de conscience quant à l’importance de la mission qui leur est dévolue, celle de surmonter, avec le minimum de dégâts, les obstacles qui se dressent ou qu’on dresse sur la voie de la transition démocratique en vue de l’empêcher de s’accomplir conformément aux aspirations des Tunisiens et à leurs attentes.

Et le manque de sérieux des partenaires au processus de formation du prochain gouvernement et leur attachement viscéral à leurs conditions – caprices inacceptables et inadmissibles ainsi que leur propension à préserver les préjugés d’antan et à les considérer comme les fondements de leur action politique de révéler que Habib Jemli aura beaucoup de travail à faire, des tonnes d’énergie à dépenser et aussi un grand savoir-convaincre à déployer afin de parvenir à faire entendre à plusieurs parmi ses interlocuteurs encore ivres de sièges qu’ils ont remportés au palais du Bardo que les choses ont changé et que les intérêts de la Tunisie qu’ils prétendent servir exigent l’adoption d’une autre approche de gestion des affaires de l’Etat.

Une approche fondée essentiellement sur une analyse objective de la situation socioéconomique prévalant dans le pays, sur une écoute respectueuse des approches des autres partenaires à la gouvernance du pays (partenaires hissés à ce statut grâce justement à la volonté du peuple) et un engagement incontournable à se libérer des préjugés d’antan et des fausses vérités héritées de l’époque révolue.

Notre souhait est que les dépassements verbaux, les déclarations incendiaires et les interventions médiatiques visant à installer les polémiques infinies et improductives qui ont marqué malheureusement la première semaine des concertations conduites par Habib Jemli fassent partie du passé et soient classés comme des erreurs qu’on s’engage à ne plus commettre.

Notre attente est que les rencontres à tenir, au début de la semaine prochaine, avec les organisations professionnelles et les personnalités nationales permettent d’ouvrir de nouveaux horizons face à la formation du gouvernement et enlèvent les écueils qui se dressent sur son chemin.

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Un commentaire

  1. eyaelyeslouai

    22/11/2019 à 14:38

    Malheureusement, trop de calcul politique, manque de rationalisme et d’appartenance à l’intérêt du pays, excès d’égoïsme et manque de modestie politique..et autres. C’est le schéma ‘ macro » de la politique en Tunisie. Une guerre sur une  » cadavre ».

    en contre partie, le citoyen souffre..

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