Le calme est revenu, dimanche, à Jelma, après les affrontements qui se sont poursuivis, samedi soir, jusqu’à minuit, entre les forces de l’ordre et des protestataires.

Ces derniers ont bloqué plusieurs artères de la ville et jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté par des tirs de lacrymogène. Un agent a été blessé et plusieurs manifestants ont été asphyxiés au gaz lacrymogène. Ils ont été transportés à l’hôpital local de Jelma.

Dimanche, la vie a repris son cours. Les magasins ont ouvert leurs portes. La circulation a été rétablie, après que les agents municipaux ont enlevé les débris et restes de pneus brulés qui bloquaient certaines routes. Les manifestants arrêtés durant les événements ont été relâchés, vu leur jeune âge.

Les protestations avaient éclaté, samedi soir, après les funérailles du jeune Abdelwahab El Hablani, décédé des suites de ses blessures. L’homme, qui travaillait dans le cadre du mécanisme 16, s’était immolé par le feu « pour protester contre la suspension de son salaire, depuis deux ans », selon ses proches. Il est mort en route, lors de son transfert de l’hôpital régional de Sidi Bouzid, vers le Centre de traumatologie et des grands brûlés à Ben Arous.

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