Peu convaincants, les « Sang et Or » ont raté, encore une fois, leur entrée en matière au Mondial des clubs, défaits cette fois-ci par le club saoudien Al-Hilal.


Stade Jassim Ben Hamid. Al-Hilal bat l’EST : 1-0. (0-0 à la mi-temps). But de Gomis (73’). Arbitrage du Chilien Roberto Tobar
Al-Hilal : Al Maiouf, Al Burayk (Al-Hafith 87’), Hyun-Soo, Albulayhi, Al Shahrani, Eduardo, Cuéllar (Gomis 64’), Carrillo, Kanoo, Al Dawsari et Kharbin (Otayf 78’).
EST : Ben Chérifia, Derbali, Chetti, Yaacoubi, Badrane, Coulibaly, Bonsu (Khénissi 80’), Benguith, Badri, Ouattara et Houni (Bensaha 87’).
Expulsion de Mohamed Kanoo (Al-Hilal) à la 85’ pour somme d’avertissements.

Le quart de finale mettant aux prises hier l’Espérance de Tunis au club saoudien Al-Hilal en Coupe du monde des clubs a tenu ses promesses en termes de volume du jeu. Les « Sang et Or » tout comme les Saoudiens d’Al-Hilal, sont entrés dans le vif du sujet dès les premières minutes du jeu. Pas de round d’observation donc. Et c’est Al-Hilal qui a créé la première occasion du match : centre de la droite de Carillo pour Dawsari qui reprend de la tête avant que Chetti n’intervienne pour dégager la balle en corner (3’).
Les « Sang et Or » répliquèrent une minute plus tard, mais leur première tentative n’a pas été convaincante : Derbali centre de la droite pour Houni, mais ce dernier ne parvient pas à contrôler son ballon, dégagé en touche (4’).
Trois minutes plus tard, la première tentative d’Ibrahim Ouattara fut aussi timide en tirant largement au-dessus des filets (7’). Le même Ouattara est revenu à la charge, mais son tir a été encore une fois mal cadré (8’).
La première alerte sérieuse des Espérantistes a été enregistrée à la 12’ : Ouattara profite d’un ballon mal dégagé par le portier saoudien, sert Badri dont le tir frôle le montant droit.
Les attaquants d’Al-Hilal se sont montrés aussi dangereux, notamment Eduardo qui se présenta seul devant Ben Chérifia. Auteur d’une jolie parade, le portier « sang et or » lui barra la route en captant le ballon (22’).
A la fin de la période initiale, Debali commit une erreur de débutant, se faisant piquer le ballon par Dawsari qui centra pour Carillo dont le tir est renvoyé une première fois par Ben Chérifia avant que Yaacoubi ne dégage la balle en corner (45’).

Excellent but de Gomis
Après la pause, nous étions curieux de voir l’attitude des camarades d’Anis Badri, pas assez convaincants durant la période initiale et légèrement dominés par les Saoudiens d’Al-Hilal qui ont mieux maîtrisé les débats.
Nous n’avons pas attendu longtemps pour le savoir. Première alerte sérieuse, signée Houni, qui se faufila sur la gauche, centra pour Derbali, mais la trajectoire de la balle a été déviée par Shahrani qui a failli lober son propre gardien parvenant in extremis à sauver son équipe d’un but tout fait en dégageant la balle sur sa ligne (57’). Nous pensions que les Espérantistes étaient bien partis pour présenter un visage complètement différent, beaucoup moins timide, à la limite agressif. Mais ce ne fut qu’une illusion.
Ce sont les Saoudiens qui se sont montrés les plus entreprenants, notamment Dawsari aussi dangereux en deuxième mi-temps, même si la défense « sang et or » est parvenue à éloigner le danger à chaque fois que le milieu saoudien l’a créé.
Mais voilà que l’entraîneur d’Al-Hilal effectue un changement qui allait s’avérer décisif quand il incorpora Gomis à la place de Cuéllar (64’). Neuf minutes après son entrée en jeu, Gomis est parvenu à changer la donne en ouvrant la marque d’un tir croisé après avoir dribblé Badrane et toute la défense espérantiste (74’). Un excellent but venu rappeler que le Français a de beaux restes d’autant qu’il n’a pas joué avec 100 % de ses moyens étant qu’il revient de blessure.
A la fin de la rencontre, nous n’avons pas reconnu Anis Badri qui, servi sur un plateau par Derbali, tira largement au dessus des filets (89’).
Au coup de sifflet final, les joueurs d’Al-Hilal qui ont monopolisé le ballon et qui ont fait preuve d’une suprématie technique tout au long de la rencontre, ont remporté une victoire amplement méritée. Mouine Chaâbani et ses joueurs ne peuvent en vouloir qu’à eux-mêmes.

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