Les personnes parties fraîchement à la retraite peuvent être d’un grand apport pour les entreprises dans lesquelles elles travaillaient, compte tenu de leur expérience et de leur savoir-faire. L’entreprise privée doit garder, en effet, les relations avec les retraités solides pour qu’ils puissent faire profiter les nouvelles recrues de leur expérience dans plusieurs domaines comme la gestion financière et des ressources humaines, le marketing et la commercialisation, la production.

Certes, les jeunes cadres recrutés disposent de connaissances académiques et même d’une certaine expérience, mais avec les conseils des séniors et leurs orientations, ces jeunes peuvent faire mieux et être plus rentables. La question du remploi aux retraités est d’actualité. Certes, l’appel des séniors pour réintégrer leur entreprise en tant que conseillers nécessite le consentement de ceux-ci. Car certains retraités ne veulent plus retourner au travail après une retraite bien méritée. Ils préfèrent profiter de leur temps libre pour se reposer, voyager, passer d’agréables moments dans un hôtel ou village de vacances.

D’autres, par contre, ne trouvent aucun inconvénient pour réintégrer leur entreprise en donnant des conseils aux plus jeunes cadres afin qu’ils s’acquittent convenablement de leur mission. Même dans les pays développés et en Europe particulièrement, cette question est prise au sérieux. D’ailleurs, certaines entreprises sont allées jusqu’à créer un comité de sages, composé d’anciens cadres partis à la retraite. Leur principale mission est de conseiller les jeunes cadres et de les guider vers la bonne voie de la performance. Un tel travail est, évidemment, bien récompensé à travers des émoluments servis aux retraités qui sont ainsi en mesure d’arrondir leur fin de mois. En Tunisie, les entreprises publiques et privées peuvent également choisir cette voie qui n’est pas coûteuse mais a des impacts positifs sur la rentabilité de l’entreprise et sa performance.

Au lieu de rester le plus clair de leur temps dans les cafés, il serait plus judicieux que les retraités entament une nouvelle vie professionnelle avec le soutien du premier responsable de l’entreprise dont le souci premier est l’augmentation de son chiffre d’affaires, l’institution d’un climat de paix sociale et l’amélioration du rendement. Rien ne vaut l’expérience car c’est à travers le travail effectif durant des années que l’on apprend la réalité du marché, les pièges à éviter et les niches à exploiter.

La performance des entreprises dépend dans une large mesure de sa capacité de gestion des affaires courantes dans un environnement pas toujours favorable. Les cadres de l’entreprise doivent connaître les filons à exploiter et disposer d’un carnet d’adresses des acheteurs et des fournisseurs bien garni. Et ces éléments ne peuvent être disponibles que par l’expérience et le travail de longue haleine. Les dirigeants tunisiens sont donc appelés à valoriser l’expérience de ces mentors qui seront ravis qu’on fasse appel à leurs connaissances pour le bien de l’entreprise.

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