Les séquelles de l’affaire du match de Hellas Verone risquent de perturber la première équipe, jusque-là solide. Changer, oui, mais avec une grande intelligence


C’est clair que Abdessalam Younsi et son bureau directeur sont les plus grands perdants de l’affaire du match amical face à Hellas Verone. Un match-gala attendu mais très mal organisé au moment où le public clubiste voulait apporter plus d’argent à ses dirigeants pour régler les amendes et les dettes. Mais le match n’a pas eu lieu et cette colère «bleue» des supporters clubistes est fort justifiée. Elle est autant grande que l’amertume laissée et le cumul d’erreurs et la mauvaise gestion qui durent depuis plus de 7 ans. Que faire? Une majorité écrasante du public l’a dit clairement : Younsi et son bureau, dépassés par les événements (surtout le président du club introuvable et toujours à l’ombre), doivent s’en aller. Younsi, qui a apporté de l’argent frais au club et qui a contribué à réduire les dettes certainement, n’aura pas réussi à gérer le dossier des dettes et se serait entouré de «petits» et «incompétents» dirigeants qui ont fortement nui à l’image d’un grand club comme le CA.

Ces jours sont déterminants : la pression est énorme sur le comité de Younsi qui s’efforce de résister. Les appels, la contestation du public prennent plusieurs formes et montent en intensité. C’est le moment d’une mobilisation générale de toute la famille clubiste. Le désordre, l’émotion et la colère ne vont rien résoudre. Au contraire, une transition en douceur est plus que jamais nécessaire pour sauver les meubles d’abord, et pour préparer des élections crédibles. Si les mêmes procédures et le même format des élections sont gardés (600 électeurs pour un club aux millions de potentiels adhérents et électeurs), et si une feuille de route n’est pas préparée pour gérer les prochaines étapes de la saison, le départ de Younsi ne sera pas la solution. Situation compliquée, oui, situation douloureuse, absolument, mais pour un grand club, qui a une base populaire aussi généreuse et disponible, l’avenir peut être prometteur. Les crises aiguës ou même chroniques ont toujours une fin, un épilogue et c’est un système qui reprend les choses pour redresser la barre.
Au CA, plus que la mobilisation, on a besoin d’autres dirigeants et d’autres personnes pour gérer les affaires et pour tracer les grandes lignes d’une stratégie de sauvetage qui puisse aboutir. Ce n’est pas facile, avec des dossiers de litige qui vont refaire surface en janvier.

Reprise jeudi
Mais au CA, il y a toujours des forces vives et des compétences distinguées qui permettent d’être optimistes.
Lassaâd Dridi et ses joueurs, impressionnants par leurs résultats et par leur courage, essayent tant bien que mal de rester loin de tout ce qui se passe autour d’eux (le peuvent-ils vraiment ?!). Faute du match prévu devant Hellas, une petite trêve de 4 jours a été accordée aux joueurs pour reprendre les entraînements jeudi. Un programme riche et consistant les attend pour animer la trêve du championnat.

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