Le ministère de l’Education va adopter un plan en cinq étapes pour niveler vers le haut le savoir, indispensable à acquérir par le livre. La lecture étant le vecteur essentiel pour l’acquisition et la transmission du savoir.

Le ministère de l’Éducation nationale annonce officiellement que l’année scolaire 2019-2020 sera celle de la lecture et du savoir. A travers un communiqué officiel publié sur sa page Facebook dans la soirée du lundi 30 décembre 2019, le ministère consacre «l’année scolaire 2019-2020, l’année de la lecture». «C’est le point de départ d’un contrat pédagogique qui s’étendra sur les années à venir» apprend-on. La lecture matérialise le niveau des connaissances, de l’éducation et de la valeur qui affluent de tous les établissements d’enseignement publics et privés. Plusieurs étapes résumées en cinq points sont prévues afin d’obtenir des résultats conformes aux objectifs attendus.

Cinq étapes-clés vers le savoir

Premièrement, le ministère vise la généralisation des bibliothèques scolaires dans toutes les écoles primaires, et l’amélioration de l’équilibre dans la répartition des bibliothèques dans les écoles secondaires et les instituts de livres et de supports numériques. Deuxièmement, il y a une nécessité d’utiliser les technologies modernes et les composantes numériques dans la gestion bureautique ou la conception de site Web. A cet effet, il faut créer une bibliothèque virtuelle universelle avec laquelle les étudiants, les enseignants et les parents peuvent voir leur contenu et généraliser leur exploitation avec les différents établissements d’enseignement.

Troisièmement, établir des partenariats qui renforcent le rôle de la culture et de la jeunesse avec les maisons d’édition et de distribution, expositions et démonstrations culturelles, dans le but de stimuler la libre lecture, l’écriture et de les stimuler et les encourager. Quatrièmement, envisager une diversification des activités et des initiatives à l’intérieur et à l’extérieur de l’espace scolaire, par l’organisation de concours et de démonstrations locales, régionales et nationales. Ceci en impliquant toutes les parties concernées comme la famille, la communauté et la société civile. L’appui et le rôle de la culture, des médias et de la communication dans diverses activités: séminaires, forums, réunions avec des écrivains et présentation d’enseignants et d’étudiants créatifs, l’émission d’un journal électronique mensuel seront poursuivis. Cinquièmement, il est impératif d’évaluer les expériences réussies dans le domaine par l’encouragement et l’incitation à la lecture méthodique pour les développer davantage. Car le meilleur moyen de s’évader et d’accéder à la sagesse reste ce livre qu’on tient entre les mains.

L’évasion par le livre

Les campagnes de dons de livres qui seront menées sont des initiatives locales et régionales en faveur du milieu rural toujours en marge du savoir et de la lecture.  Le ministère de tutelle invite tous les acteurs de l’éducation à s’engager dans la décentralisation des activités de ce projet et à pousser le travail au niveau central et régional pour développer des initiatives.  Il s’agit de soutenir et encourager les étudiants à participer largement et à les sensibiliser pour la lecture. L’intérêt pour le livre et la lecture sont parmi les éléments les plus importants pour l’avancement des sociétés et des peuples, et c’est le titre de valeurs civilisées que les nations chérissent et dont elles sont fières.

C’est parce que l’ouverture d’un livre brasse de larges horizons pour apprendre et acquérir de l’expérience dans la vie, en plus de constituer une opportunité pour la créativité, l’avancement, l’excellence et le développement qu’il faut le pérenniser. Le communiqué en langue arabe termine par cette affirmation: «Le lecteur, en particulier le jeune, peut réagir dans l’acte en construisant la situation en dehors de toute autorité dirigée et en passant du devoir de connaissance au droit de l’entité et de sa liberté. Parce que l’acte coranique est d’une telle importance, le système éducatif tunisien a donné une place importante comme contribution à la formation des apprenants à la recherche et à l’encouragement à l’auto-apprentissage et à la construction.

Leurs connaissances sont un moyen de s’ouvrir aux cultures, mais aussi un lieu devenu certain en raison de la croissance de différents phénomènes de communication et virtuels, ce qui représente un gain culturel, civilisationnel et épistémique qui, s’il n’est pas englobé dans une faille intégrée, est sur le point de se transformer en une sorte de superficialité qui empêche les positions d’auto-révision, de contemplation et de perspicacité. Sans consécration du droit de jouir de la lecture comme un droit de l’enfant à se forger une personnalité et à l’aider à s’orienter afin que naissent des valeurs de passion pour la connaissance et la vérité, il y aura un constat d’échec.

La reconnaissance de la différence et de la modération dans la situation, qui est fournie par le livre plus que tout autre moyen est essentielle. Ces principes adossés à la croyance des valeurs impliquées dans l’acte de lecture pour les nouveaux lecteurs, forment un but à la réconciliation de tous les lecteurs avec la lecture et de les amener à aimer le livre,» Un vaste programme qui n’est pas gagné d’avance tant on connaît le poids des réseaux sociaux qui accaparent le temps et l’énergie des jeunes dans la masse au détriment de la littérature, la lecture… Toutefois c’est une initiative fort louable et appréciable que mène le ministère de l’éducation nationale pour démocratiser le savoir.

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