Il y a dix ans disparaissait de façon tragique, dans l’effondrement du siège des Nations unies à Haiti, Hedi Annabi, secrétaire général adjoint de l’organisation, en même temps que 102 autres fonctionnaires. Pour commémorer cet anniversaire, l’ONU et l’Association tunisienne pour les Nations unies rendaient hommage au diplomate disparu en baptisant de son nom une salle de réunion de La Maison Bleue, le nouveau siège de l’organisation.

Ce fut un bien émouvant hommage auquel participaient toux ceux qui l’avaient connu, apprécié, aimé et respecté. Deux anciens chefs d’Etat, plusieurs actuels et anciens ministres des Affaires Etrangères, un parterre impressionnant de diplomates et de fonctionnaires internationaux avaient tenu à être là. On rappelait les hauts faits de l’homme exceptionnel qu’a été Hédi Annabi :

« L’incarnation de ce qu’il y avait de plus noble dans l’action des Nations unies, et l’honneur de son pays », déclarait Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires Etrangères.
« Un pilier du maintien de la paix », commentait le secrétaire général de l’ONU. « Non pas un croisé de l’action humanitaire mais un homme de conviction, un combattant infatigable », écrivait Hassen Salamé dans son message.

« Une icône des représentants de la paix», avait commenté Ban Ki Moon . Emouvantes les interventions de Messieurs Diego Zorilla, Kamel Morjane, Ahmed Ounaies, qui dévoilaient chacune une facette de sa personnalité, une connaissance différente de l’homme. Plus émouvante encore, l’allocution de son frère, le professeur Annabi, qui révélait les réactions familiales, amicales, intimes de cette mort au service qui nous a tous bouleversés. Ainsi que la présence de ce couple de diplomates qui étaient ses compagnons à Haïti, et qui, eux, ont eu la chance de s’en sortir.

Alya

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