Il y a quelques jours, la scène footballistique et sportive a perdu Hédi Khedher, l’un des meilleurs gardiens de but en Tunisie, qui s’est éteint à l’âge de soixante ans après des années de lutte contre la plus méchante des maladies. Hédi Khedher était le gardien du Club Olympique du Transport (COT) dans les années 80 et 90. Avec feu Kamel Karya et Boubaker Zitouni, les trois purs produits du club de Mellassine, il a toujours suscité la convoitise des grands clubs en Tunisie.

Mais contrairement à Kamel Karya, qui a terminé sa carrière à l’Espérance, et Boubaker Zitouni, qui a gardé les bois du Club Africain, Hédi n’a jamais voulu porter un maillot autre que celui du COT dont il portait les couleurs dans son cœur. Mais le malheur c’est que Hédi Khedher a vécu et terminé son existence dans la misère, sans soutien car, en dehors de son talent, il n’avait pas de qualification lui permettant d’avoir un travail décent.

Son cas ressemble a celui de plusieurs footballeurs d’exception qui existent encore ou qui sont déjà morts dans la misère et l’anonymat, chose que ne fait nullement honneur aux responsables de nos clubs et spécialement au ministère de tutelle.
Une fois, à l’occasion d’une interview qu’il avait aimablement accordée à notre rubrique «Souvenirs, souvenirs», il n’avait pas manqué de nous faire part de son amertume vis-à-vis de tous ceux qui l’ont «enterré» vivant. Il avait merveilleusement bien dépeint leur attitude en disant : «L’oubli fait beaucoup plus mal que le cancer !».

A.B.

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