Elle est  baptisée, et à juste titre «La fête du roman tunisien», juxtaposant  chaque année la Journée mondiale du livre et des droits d’auteur le 23 avril, et se déroulera  le 27 avril, au Théâtre municipal de Tunis. Pour sa 23e édition, la cérémonie de remise du Comar d’or célèbre, comme chaque année depuis 1997, les romanciers et écrivains tunisiens et rend hommage à l’un des piliers du groupe Comar, mécène des lettres et de la culture et qui est décédé en janvier 2019, feu Rachid Ben Yedder.
Cette fête verra la récompense des meilleures productions littéraires tunisiennes pour l’année 2018-2019, en langues arabe et française, avec trois prix dans chaque catégorie : le prix de la découverte, le prix spécial du jury  et le Comar d’or.

Deux jurys composés d’universitaires, femmes et hommes de lettres et des arts, journalistes et cinéastes ont  travaillé tout au long de l’année à sélectionner parmi les centaines de romans inscrits 47 titres (13 en langue française et 34 en langue arabe).

Pour le Comar d’or du roman de langue française, on trouve 13 romans parus entre avril 2018 et mars 2019 : «Une histoire qui se répète mal» de Mongi Maaoui; «L’Amant De La Mer» d’Alyssa Belghith; «Zed, L’ex-enfant de l’Occident» de Zoubeida Khaldi; «Saber et la drôle de machine» de Salah El Gharbi; «La princesse de Bizerte» de Mohamed Bouamoud; «La Bande à Badis» de Monya Zwawi; «Une jeunesse d’enfer» de Mohamed Louadi; «Jugurtha un contre-portrait» de Rafik Darragi; «Ayoub un amoureux éperdu de Paris» de Aissa Baccouche; «Les jalousies de la rue Andalouse» d’Ahmed Mahfoudh; «Parole de femme» d’Anouar El Fani; «Les cendres de la mémoire» de Mourad Jedidi et «Tante Sitta» de Atef Gadhoumi. Le jury du Comar d’or pour le roman français se compose pour cette 23e édition de M. Ridha Kéfi, Mme Myriam Kadhi, Mme Mounira Chapoutout, M. Kamel Ben Ouanes et M. Chaabane Harbaoui.

Le roman en langue arabe aura la part belle du concours de par la richesse et la profusion de publications littéraires pour cette année. Parmi les 34 romans sélectionnés, on cite «Lella Saida», de Tarak Chibani, «Kazma» de Salah  Bargaoui, «The Melancholic» de Fathi Laysser,  de Bassma Chaouali, «Goyim» de Ilham Boussoffara, «1864» de Hassin Ben Amou et «Tin Allah (Boue divine)» de Tayeb Jaouadi.

Ces 34 nouveaux romans seront soumis à un jury qui se compose cette année de Mme Messouda Ben Boubaker, Mme Neziha Khelifi, Mme Monia Abidi, M. Hedi Thabet et M. Abdelwahab Brahem.

Le Comar littéraire, véritable institution culturelle depuis 1997, aura au fil des éditions su asseoir une dynamique culturelle et éditoriale. La récompense a participé à encourager les talents (Prix découverte), à rendre hommage à l’ensemble d’une œuvre d’un auteur (le Prix spécial du jury) et à récompenser un écrit de l’année même, participant ainsi à sa notoriété et à sa médiatisation.

Pour cette 23e édition du Comar d’or, la cinquantaine de romans  sélectionnés témoigne de la vitalité du roman tunisien et de la conjugaison des volontés, des écrivains, éditeurs et mécènes à promouvoir la créativité et la production littéraire tunisienne.

La palette des styles et la qualité des livres en compétition ne faciliteront certainement pas la tâche des jurys qui auront à se prononcer ce samedi, 27 avril, lors de la cérémonie des remises des prix. Une soirée placée sous le signe de la mémoire avec un hommage à feu Rachid Ben Yedder et, du raffinement avec l’Orchestre symphonique de Carthage, dirigé par Hafedh Makni.

Charger plus d'articles
Charger plus par Amel Douja DHAOUADI
Charger plus dans Culture

Laisser un commentaire