Le Syndicat des Agriculteurs de Tunisie (SYNAGRI) a exprimé jeudi sa vive indignation devant les augmentations insignifiantes des prix des céréales et lait à la production au vu des pressions et des crises qui touchent les filières agricoles actuellement.

« L’États fait preuve d’indifférence systématique » face aux sonnettes d’alarme tirées par les agriculteurs et leurs différentes organisations professionnelles, a estimé le syndicat dans un communiqué, précisant que ces organisations revendiquent « une protection sérieuse » du secteur et la renonciation à « ces choix non réussis « .

Il a mis en garde contre l’abandon par l’États de son rôle à un moment où le secteur de l’agriculture fait face à des pertes importantes estimées en millions de dinars, soulignant que ces augmentations contribueront forcément un affaiblissement de la productivité et à l’accumulation des dettes des petits agriculteurs auprès des banques.

Le SYNAGRI a exhorté l’Exécutif, les autorités compétentes et les groupes parlementaires à mettre en œuvre un programme national alternatif pour sauver les filières agricoles, soutenir les éleveurs, impulser le secteur des aliments pour bétail et renforcer le rôle de la profession, appelant à l’application des critères objectifs dans la fixation des prix à la production.

Selon le communiqué, le syndicat compte poursuivre la défense des droits de ses adhérents en recourant à tous les moyens légaux ainsi que son attachement au dialogue et sa détermination à présenter un nouveau modèle de développement lequel mettra fin aux « choix parachutés et fragiles » et garantira les droits des agriculteurs.

Mercredi, le gouvernement a annoncé l’augmentation à la production des prix des céréales (récolte 2018-2019), à raison de 7 dinars le quintal pour le blé dur, 5 dinars pour le blé tendre et 3 dinars pour l’orge et le triticale, pour atteindre un plafond des prix de réception des céréales y compris la prime exceptionnelle de livraison rapide à 82 dinars le quintal pour le blé dur, 59 dinars pour le blé tendre et 53 dinars pour l’orge et le triticale.

L’exécutif a décidé encore l’augmentation du prix de lait frais à la production à raison de 55 millimes le litre pour atteindre 945 millimes le litre, en tant que prix minimum garanti pour l’agriculteur.

Parallèlement, il a été décidé d’accroître la prime de la collecte de lait destinée aux centres de collecte de lait frais et son transport à raison de 15 millimes le litre pour atteindre 15 millimes le litre collecté, réfrigéré et industrialisé à compter du 1er juin 2019.

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