La présidente du Parti destourien libre et présidente de la commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, des infrastructures et de l’environnement de l’Assemblée des représentants du peuple, Abir Moussi, a affirmé jeudi que son parti « ne participera à aucun dialogue avec le chef de gouvernement désigné Elyes Fakhfakh, et ne votera pas non plus pour ce gouvernement », dont elle s’attent toutefois à ce qu’il « gagnerait la confiance du Parlement ».
Moussi a déclaré à la presse, en marge de la célébration par son parti du 68e anniversaire des événements du 23 janvier 1952 à Moknine et Teboulab, dans le gouvernorat de Monastir, que « Fakhfakh a prouvé son échec quand il détenait les portefeuilles du Tourisme et de l’artisanat ou des Finances ».

Elle a estimé que « le Fonds monétaire international est revenu en Tunisie après une absence de plus de 23 ans lorsqu’il occupait le poste de ministre des finances, et avec lui l’effondrement financier et la détérioration de la politique monétaire et la chute du dinar ont commencé ».

La dirigeante du PDL a ajouté que la Tunisie « souffre des conséquences de la politique suivie par ce ministre à la tête du ministère des Finances et des conséquences de la politique du gouvernement de la Troïka (Ennahdha, le Congrès et Ettakatol) », soulignant que son parti « ne peut pas voter pour ceux qui ont échoué auparavant, parce que cet échec va continuer ».

Moussi a affirmé que son parti (représenté au Parlement avec 17 députés) « sera dans l’opposition, et ce sera une grande force de pression pour imposer des réformes et pour contraindre ce gouvernement à ne pas faire un saut vers l’inconnu en matière de politiques économique et sociale ».

« Nous serons un soutien au peuple tunisien, et une soupape de sécurité au Parlement pour protéger l’Etat civil », a indiqué l’ex-secrétaire générale adjointe du RCD dissout.

Elle a précisé d’autre part que son parti et son bloc au Parlement ont des initiatives et des propositions législatives en préparation qui seront déposées dans les prochains jours.

Sur un autre plan, Moussi a assuré que son parti travaillerait à travers la commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, des infrastructures et de l’environnement « en toute transparence, et présenterait les faits au peuple tunisien afin que les Tunisiens ne restent pas des proies des tiraillements et de l’instrumentalisation politique populiste, au détriment de l’intérêt suprême du pays ».

Abir Mousa s’était rendue auparavant au port de pêche de Teboulba pour prendre connaissance du projet de son agrandissement, et a écouté à cette occasion les problèmes des professionnels du secteur de la pêche.
Elle a déclaré qu’elle se rendrait la semaine prochaine au complexe chimique de Gabès pour connaître les problèmes auxquels il fait face, ainsi que les problématiques environnementales à Gabès et Sfax, alors que les membres de la commission parlementaire qu’elle préside visiteront le champ pétrolier de Nawara et la société de phosphate Gafsa.

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