Le Système de management intégré (SMI) centralise les objectifs des trois domaines qu’il met en jeu :
• Qualité : Satisfaction du client grâce aux produits ou services répondant aux attentes explicites et implicites du client, à l’amélioration permanente de l’ensemble des processus mis en œuvre pour la conception, et à la réalisation et la mise à disposition du produit ou service.
• Sécurité : Satisfaction des exigences réglementaires, identification des risques pouvant générer un accident de travail ou une maladie professionnelle, amélioration des conditions de travail (ergonomie, bruit, température, éclairage, …) et amélioration continue des performances de santé et sécurité pour répondre aux attentes des salariés.
• Environnement : Satisfaction des exigences réglementaires, identification et maîtrise des impacts négatifs significatifs générés par les activités de l’entreprise sur l’environnement (eau, air, déchets, …), et amélioration des performances en continu pour répondre aux attentes des parties intéressées.
Ainsi, le développement du SMI présente de nombreux enjeux pour les entreprises, notamment à travers la réunion des trois domaines qualité / sécurité / environnement qui permet la maîtrise des risques (accidents de travail et des maladies professionnelles), des impacts environnementaux, de la satisfaction du client et de la diminution des non-conformités.
Le SMI permet également de répondre aux attentes et aux exigences des interlocuteurs, ou parties intéressées, pour chaque système. Ils correspondent à :
• Le client pour la qualité ;
• Les pouvoirs publics et le voisinage pour l’environnement ;
• Le personnel pour la sécurité.
Les parties concernées englobent aussi les assureurs, banquiers, actionnaires, collectivités, associations de riverains, … Leurs exigences sont très différentes, par exemple :
• Les assureurs ont des exigences en ce qui concerne les secteurs d’activité sensibles (Ex : le traitement des déchets).
• Les riverains, souvent groupés en association, attendent des informations sur les rejets, par exemple, des entreprises de leur voisinage.
• Les entreprises peuvent voir émaner des exigences du groupe auquel elles appartiennent pour garder le bénéfice des labels du groupe (Ex : entreprises appartenant à de grands groupes automobile). Elles se traduisent par la signature de charte et / ou la demande de certifications.
Sur le plan économique, le SMI évite ainsi aux entreprises les sanctions pénales et financières grâce à la conformité réglementaire que le SMI exige, il réduit des coûts de fonctionnement par l’intégration des trois systèmes, et satisfait l’ensemble des parties intéressées (client, pouvoirs publics, assureurs, employés, riverains, associations, …).
Le SMI permet un gain significatif de productivité pour les entreprises avec la gestion conjointe des différents domaines du management de l’entreprise au travers d’un système global. Il vise une optimisation des ressources avec la mise en œuvre de pratiques communes (analyse de risques, formation des acteurs, pilotage par des indicateurs, actions correctives et préventives, audits internes, revue de direction, système documentaire commun). Il participe à la cohérence du système de pilotage de l’entreprise en évitant les contradictions, par exemple les décisions prises dans le domaine de la qualité peuvent être compatibles avec les consignes prises en sécurité.
Il est aussi important de s’assurer de la certification et de l’engagement de ses fournisseurs, ce qui permet de garantir aux clients une continuité dans la démarche de transparence de l’information et de qualité des produits.

Par Mohamed Férid HERELLI & Melle Hanen SAOUDI

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