L’heure de la récolte a sonné pour l’Espérance qui joue sur plusieurs fronts. Ses fans s’attendent à ce que leur équipe leur fasse oublier la Coupe arabe. Même si l’adversaire s’appelle Ezzamalek !

Affronter le même adversaire dans trois matches d’une extrême importance en l’espace d’à peine vingt jours tout en étant devant la contrainte de ne pas faire de faux pas relève parfois de l’impossible. Surtout quand cet adversaire force le respect et possède plus d’un tour dans son sac. C’est exactement dans cette situation et dans ces mêmes conditions que se trouve l’Espérance Sportive de Tunis qui aura à affronter Ezzamalek dans trois rendez-vous cruciaux : la supercoupe d’Afrique qui se tiendra à Doha ce vendredi et pour le compte des quarts de finale de la Ligue des champions, fin février et début mars prochain.

C’est atypique, diront certains, voire très compliqué à gérer aussi bien pour l’Espérance que pour Ezzamalek.

Trois stratégies différentes

Bien évidemment, ces trois rencontres nécessiteront trois stratégies différentes et n’auront de commun que les noms et les couleurs des deux protagonistes. Lesquels protagonistes n’auront plus le droit de cacher leur jeu. Ils joueront plutôt à cartes découvertes, mais ils peuvent adopter trois stratégies différentes qui s’adapteraient aux exigences de chaque match.

Commençons par le match de la supercoupe qui se jouera dans un terrain neutre au Qatar où il n’y aura pas l’influence directe des supporters de l’une ou l’autre des deux équipes. Et cela servirait naturellement l’équipe la plus méritante, dans la mesure où le «douzième homme» (le public) n’aura pas le même impact que lorsqu’on évolue chez soi. Dans cet esprit, c’est l’Espérance qui bénéficie des faveurs des pronostics à ce propos.  Logiquement ! Mais rien n’est sûr en matière de football car le champion d’Afrique  pourrait être surpris par le tenant de la Coupe de la CAF dans un derby classique des plus indécis.

En conséquence, on aura un bras de fer ouvert dans lequel tout le monde se livrera à un vrai va-tout qui privilégiera une franche prédilection offensive.

Quant aux deux autres duels de la Ligue des champions, eh bien c’est là que tout va changer avec des approches tactiques tout à fait différentes.

La coriacité des deux équipes devant leur public dicte aux deux entraîneurs, Mouîne Chaâbani et Patrice Carteron, de procéder à des changements tactiques profonds où leur empreinte sera beaucoup plus nette sur le rendement collectif et même individuel des joueurs. On en parlera plus en détail le moment venu.

Sans Badrane

Pour le moment, il y a lieu de se focaliser sur la supercoupe dont le sort se décidera dans deux jours. Ou bien l’Espérance commencera à récolter les premiers fruits de la saison 2019-2020. Ou bien elle essuiera son deuxième gâchis de la saison après celui de son élimination précoce en Coupe arabe des clubs par la modeste équipe marocaine de l’Olympique Club de Safi au mois de novembre dernier.

Et, dans ce cas, on sera devant le risque, sans équivoque, d’une crise aux conséquences néfastes. Le spectre redouté.

On n’en est pas là pour le moment car l’Espérance fera tout ce qui est en son pouvoir pour gagner la supercoupe et continuer sa marche glorieuse. Elle en a les moyens grâce à la disponibilité et la forme de tous ses joueurs, à l’exception de son défenseur axial, l’Algérien Abdelkader Badrane, blessé devant l’USTataouine. Le capitaine Khalil Chammam sera appelé à la rescousse.

A Doha, si l’Espérance joue sur sa valeur réelle en imposant son rythme frénétique et en variant ses opérations offensives basées sur l’apport redoutable de ses individualités El Houni, Benguith, Bensaha, Coulibaly, Ouattara et les autres, tout ira pour le mieux.

A.B.

Charger plus d'articles
Charger plus par La Presse
Charger plus dans Sport

Laisser un commentaire