Dans son parti pris d’appréhension transversale des arts et des cultures, le Louvre d’Abou Dhabi présente une exposition tout à fait originale ce mois de février : «Furusyya : l’art de la chevalerie de l’Est à l’Ouest.»

  Inauguré il y a un peu plus de deux années, suscitant controverses ou enthousiasmes, attaqué par des historiens de l’art, brillamment défendu par Jack Lang, le Louvre Abou Dhabi a fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, ce magnifique musée, œuvre de Jean Nouvel, a pris sa vitesse de croisière et fait ses preuves. Les expositions qu’il propose, toujours d’excellente qualité, la programmation intelligente et variée, le choix original d’appréhender l’art et l’histoire, non pas de façon chronologique, mais à partir de comparaisons d’aires géographiques, ont séduit le public le plus exigeant et lui assurent une belle fréquentation.

Dans son parti pris d’appréhension transversale des arts et des cultures, le Louvre d’Abou Dhabi présente une exposition tout à fait originale ce mois de février. S’ouvrant au public dès le 19 de ce mois, celle-ci, ayant pour thème «Furusiyya, l’art de la chevalerie», se propose de montrer ce que cette époque médiévale peut avoir de commun et de différent de l’Est à l’Ouest.

Les épopées et les légendes du temps de la chevalerie ont été relatées tout au long de l’histoire, exaltant la bravoure des héros se battant pour leur royaume, leur religion et leur honneur. Elles ont aussi chanté la guerre, l’amitié et l’amour courtois. Ces valeurs, les mêmes en fait en Orient et en Occident, ont créé une culture, des codes, des mythes, qui se sont développés et souvent opposés dans les aires de la chrétienté et celles de l’Islam,  en Irak, en Iran, en Egypte et en Syrie à l’Est, en France en Allemagne et en Espagne à l’Ouest.

Quelles sont ces cultures, comment sont-elles nées, et comment se rencontrent-elles, telle est le propos de cette exposition.

Le Louvre, le musée de Cluny, l’Agence France Museums et le Musée national du Moyen Age à Paris ont ainsi réunis un ensemble exceptionnel de quelque 130 objets, armes, armures et manuscrits rares relevant d’une période s’étalant du Xe siècle aux débuts du XVIe siècle. Cette collection permettra de découvrir que, si certaines pratiques, et esprit de chevalerie appartiennent désormais au passé, il en est certaines qui survivent encore de nos jours.

«Les objets et les illustrations, soigneusement sélectionnés, réussissent la gageure de relater une histoire séculaire qui n’est pas uniquement une histoire de confrontations, mais aussi de rencontres et de cultures partagées», explique le docteur Souraya Noujaim.

L’immersion offerte dans cette époque pas toujours bien connue permettra d’en découvrir de nombreux aspects cachés.

Charger plus d'articles
Charger plus par Alya HAMZA
Charger plus dans Culture

Laisser un commentaire