L’économie bleue constitue l’un des piliers de l’économie du futur, compte tenu de ses richesses. Le secteur de la pêche et celui du tourisme peuvent tirer profit pleinement de la mer qui demeure une source de revenu pour plusieurs familles tunisiennes. Cependant, on a constaté, au cours des dernières années, une agression contre la mer à cause des pratiques de pêches illégales outre la pollution causée par certains transporteurs d’hydrocarbures.

Pour préserver les richesses halieutiques, il est nécessaire de pêcher selon les normes établies en respectant le repos biologique dans certaines zones surexploitées afin de permettre la régénération des plantes et des poissons. C’est ainsi que l’on peut consacrer le développement durable en faisant bénéficier les générations actuelles et futures des ressources naturelles qui sont en déclin, suite à une utilisation abusive. La protection des côtes contre la pollution constitue aussi une priorité nationale et pour laquelle des composantes de la société civile mènent, depuis quelque temps, une guerre farouche.

L’exemple le plus significatif concerne le golfe de Gabès qui a subi des agressions et une pollution grave provenant des unités industrielles dans la région.  C’est une occasion pour revoir la politique d’exploitation de la mer pour continuer à bénéficier de ses richesses sans porter atteinte à l’environnement naturel qui a été mis à rude épreuve à cause de la surexploitation de la mer et des pratiques de pêche illégales. L’économie bleue peut être une source de croissance, mais en adoptant des techniques de pêche saines et peu agressives à l’encontre d’un environnement fragile et vulnérable.

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