Le bilan de l’Espérance se résume déjà à treize victoires et deux nuls en championnat. Sa dernière victime fut le CAB à Zarzouna (0-2). Mais ce n’est pas cela qui va contenter pour autant ses fans.

Au terme de la deuxième journée de la phase retour du championnat, l’Espérance se trouve déjà à dix longueurs de son poursuivant immédiat, le CSS avec 41 points. C’est d’une belle moisson qu’il s’agit là, mais les supporters réclament une suprématie pareille sur le plan africain, notamment après la désillusion mal digérée de la supercoupe devant Ezzamalek.

L’essentiel pour le moment, c’est que l’équipe de Bab Souika n’a pas cédé au doute et a réagi positivement au détriment du CAB avant-hier à Zarzouna pour le compte de son match en retard valable pour la quinzième journée (0-2).

Ce fut grâce à deux buts qui furent l’œuvre de Fédi Ben Choug (66e) et Bensaha (67e). Et comme on peut le constater, le coup de grâce asséné au CAB fut très rapide en l’espace d’une minute après plus d’une heure de jeu.

Le CAB «trahi» par les siens

Dans ce match, le CAB n’a guère démérité. Son rendement ne reflète nullement sa situation de lanterne rouge au bas du classement. Les Nordistes ont même rendu la vie difficile, surtout en première période où la domination cabiste aurait pu être couronnée si l’arbitre de la rencontre Amir Loussif avait accordé un penalty réclamé suite à une main de Khalil Chammam.

Seulement la détermination des joueurs cabistes allait s’amoindrir en deuxième période qui a connu un net regain de confiance et de hargne de la part des «Sang et Or» qui ont limpidement repris les commandes du match.

Les opérations offensives allaient s’accentuer du côté espérantiste,  particulièrement après les deux occasions ratées par le CAB de Alaâ Dridi et de Adam Rejaïbi (50’ et 54’).

Là, c’est le métier qui fit la différence. Et comme par hasard, c’est l’ancien cabiste Brahima Ouattara qui allait être à l’origine des deux buts plantés dans les filets du keeper nordiste Naïm Mathlouthi. Ce fut sur deux superbes «assists» servis à Fédi Ben Choug, un autre ancien cabiste, et à l’Algérien Bilel Bensaha. Comme quoi «on n’est jamais mieux trahi que par les siens».

Voilà, c’est ainsi que l’Espérance a remué le couteau dans la plaie du CAB qui, pourtant, ne mérite pas le classement dans lequel il se trouve.

Certes, son coach Sofiène Hidoussi a encore du pain sur la planche, surtout au niveau de la finition, mais avec un peu de chance les Nordistes sauront sûrement éviter la relégation.

De son côté, l’Espérance, continue sa marche en toute sérénité. Son coach devra tout de même aligner son équipe type ce dimanche face au CSHL pour qu’elle soit fin prête pour la manche aller des quarts de finale à livrer à Ezzamalek le 28 courant en Ligue des champions.

A.B.

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