A deux journées de l’obtention quasi assurée par le gouvernement Elyes Fakhfakh de la confiance des députés, les analystes et les politologues s’évertuent quotidiennement à énumérer les dossiers prioritaires qui l’attendent et à s’interroger sur la nature des premières mesures urgentes qu’il va prendre au cours des premiers jours ou des premières semaines de son installation à La Kasbah.

Et la plupart des observateurs d’insister sur l’urgence d’accorder un intérêt particulier aux aspirations à caractère économique à l’instar de la préservation du pouvoir d’achat du citoyen, de la lutte sérieuse et efficiente contre l’augmentation vertigineuse et quasi-quotidienne des prix des produits alimentaires de consommation, sans oublier la nécessité d’établir de nouvelles relations de coopération, voire de partenariat productif, avec l’Ugtt dans le sens d’éviter les tensions et les conflits qui ont malheureusement caractérisé les rapports qu’entretenait la place Mohamed-Ali avec les gouvernements précédents.

Il reste un dossier d’une importance majeure qui ne bénéficie pas, toutefois, de l’intérêt qu’il mérite, vu l’impact qu’il a dans la réussite de la mission dévolue à l’équipe ministérielle Fakhfakh, en cette étape chargée de défis aussi exaltants et motivants appelant à une nouvelle approche de gestion des affaires de l’Etat, d’abord et exclusivement au sein de la formation gouvernementale et parmi les membres qui composent le gouvernement censé — comme  ne cesse de le répéter Elyes Fakhfakh — restaurer ou reconstruire la confiance que devraient ressentir les Tunisiens à l’endroit de leurs gouvernants.

Et le retour de ce sentiment de confiance mutuelle gouvernants-gouvernés est étroitement et incontournablement lié à la restauration urgente de cette confiance entre les gouvernants eux-mêmes appelés, avec insistances, à s’entendre pour l’instauration d’une trêve.

Et pour être plus clair, il est urgent que les partis politiques composant l’équipe ministérielle de Fakhfakh conviennent d’une feuille de route à respecter à tout prix, par tous les ministres, loin de tout agenda partisan ou de toute ambition personnelle.

Hier, le chef du gouvernement désigné a rencontré les membres de son équipe pour convenir des priorités à traiter en urgence et pour mettre en place le style de gouvernance que tous les ministres auront à suivre.

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