Le ministère irakien de la Santé a annoncé mardi avoir identifié quatre personnes porteuses du nouveau coronavirus, toutes membres d’une famille revenant d’Iran, pays voisin où 15 décès ont déjà été recensés.

Lundi, l’Irak avait annoncé un premier cas, un étudiant en religion iranien d’une vingtaine d’années, aussitôt placé en quarantaine dans la ville sainte chiite de Najaf, à 200 kilomètres au sud de Bagdad.

Les nouveaux cas détectés mardi l’ont été dans la province de Kirkouk, au nord de Bagdad, et les quatre membres de cette famille ont également été placés en quarantaine, indique le ministère de la Santé irakien dans un communiqué.

Voisin de l’Iran –où 15 décès ont été annoncés– et du Koweït –où huit personnes ont été contaminées–, l’Irak a déjà fermé sa frontière terrestre orientale, interdit l’entrée des Iraniens sur son sol et suspendu les vols de sa compagnie nationale vers et depuis l’Iran.

L’Irak avait déjà interdit l’entrée d’étrangers venus de Chine. A ce pays s’ajoute désormais la Thaïlande, Singapour, l’Italie, la Corée du Sud et le Japon, selon le communiqué des autorités diffusé mardi.

Des mesures ont été prises en urgence dans les villes saintes chiites, qui accueillent de nombreux Iraniens, ainsi que des pèlerins originaires ou passés par l’Iran où se trouvent d’autres lieux saints chiites, notamment Qom, l’un des foyers d’infection en Iran.

Les pèlerins étrangers sont interdits d’entrée dans la province de Salaheddine, a annoncé lundi le gouverneur de cette province au nord de Bagdad, où se tient mardi un pèlerinage.

Dans la province de Najaf, les écoles et les universités seront fermées « durant 10 jours », ont annoncé les autorités. Les examens de fin de premier semestre avaient déjà été suspendus pour éviter la propagation du virus.

Les voyages vers Najaf sont déconseillés « sauf en cas de force majeure », ont ajouté les autorités dans leur communiqué. Et à travers tout l’Irak, le gouvernement recommande de ne pas organiser « de sommets, célébrations ou rassemblements ».

Le leader chiite Moqtada Sadr qui avait exhorté ses partisans à rejoindre mardi les manifestants antipouvoir dans les rues a même annulé son ordre de mobilisation. « Pour votre vie et votre santé, vous êtes déchargés de tout appel à manifester », a-t-il écrit sur Twitter.

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