Le plan national de prévention et les plans de communication et de sensibilisation n’ont pas, semble-t-il, pris en compte la vente ou la consommation des produits alimentaires  issus de la contrebande dans les rues de la capitale.

Mercredi matin 4 mars 2019, sous les arcades, au port de France, de la  marchandise de pacotille infeste et enlaidit une capitale  de plus en plus méconnaissable avec l’invasion de vendeurs à la sauvette,  se souciant comme d’une guigne des agents de contrôle. Si ce n’est pas encore la saison des figues de Barbarie, c’est celle d’un fruit exotique vendu, ces jours-ci, en tranches au cœur de la ville.

Des portions d’ananas sont exposées pour la vente, ou plutôt pour la consommation sur place  sans se soucier d’une éventuelle contamination par  le coronavirus. Le plan national de prévention et les plans de communication et de sensibilisation n’ont pas, semble-t-il pris en compte la vente ou la consommation des produits issus de la contrebande dans les rues de la capitale.

Non soumise au contrôle sanitaire et distribuée de manière illégale, non seulement dans la capitale mais aussi partout dans le pays, la marchandise de la contrebande et notamment celle destinée à la consommation comme ces tranches d’ananas à l’effet coupe-faim bien naturel, mais à quel prix ? Le risque de  propagation du coronavirus par le biais d’une marchandise dont on ignore les origines n’est pas encore à l’ordre du jour, et ce, en dépit de la gravité de la situation et l’état d’urgence internationale décrété par l’Organisation mondiale de la santé(OMS).

Et pourtant, un spot de sensibilisation contre l’achat et la consommation de tels produits pourrait faire l’affaire. Négligence ou omission ou mieux, ou pire, se livre-t-on au piètre jeu du formel et de l’informel au détriment de la santé des citoyens. Qui l’eut cru ? Le monde retient son souffle en raison de l’épidémie et, partout, c’est la ruée vers  les masques. En Tunisie, on continue à consommer dans la rue des tranches d’ananas, des amandes sèches vendues en vrac au su et au vu des agents de contrôle, au moment où l’OMS appelle le monde à se préparer à une éventuelle pandémie !

Si la contamination est peu probable mais au cas où la pandémie viendrait à être déclarée par l’OMS, c’est la consommation des produits provenant de la contrebande et qui sont  exposés parfois aux ardeurs d’un soleil brûlant et d’autres fois au vent violent sous le ciel de la capitale qui inquiète et préoccupe. Des citoyens se ruent sur les masques, les produits alimentaires dans les grandes surfaces comme si la guerre était à nos portes mais tombent facilement et niaisement  sous le charme d’un quartier d’ananas qui pourrait leur coûter très cher. «La maladie peut se transmettre une personne à une autre par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche en cas de toux ou d’éternuement. Ces gouttelettes peuvent se retrouver sur des objets ou des surfaces autour de la personne en question», averti l’OMS. A bon entendeur salut.

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