Sebkhat Sejoumi est en danger. C’est ce que clament haut et fort les membres des associations «Réseau Enfants de la Terre» et «Les Amis des oiseaux» qui craignent que le site ne soit un jour déclassé en raison de son état qui ne cesse de se dégrader de plus en plus. Depuis 2007, cette zone humide figure parmi les sites classés Ramsar en raison de l’importance écologique qu’elle revêt pour la faune sauvage. Elle accueille chaque année de nombreuses espèces dont des flamants roses à l’allure gracieuse, rappelant celle des ballerines, qui confère un côté magique à cette surface aquatique qui s’étend sur 30 km2 avec un bassin versant de 250 km2.

Aujourd’hui, le site risque d’être retiré de la convention de Montreux à cause du remblaiement et de la pollution par les eaux usées et les déchets qui menacent sa biodiversité. Afin d’éviter ce déclassement, les deux associations se sont mobilisées afin d’impliquer toutes les parties concernées par la protection et la préservation du site (ministère de l’Equipement, Agriculture, Environnement….). Les deux associations viennent d’organiser un atelier pour annoncer le lancement d’un projet qui s’articule autour de deux composantes,  à savoir éducative et socioéconomique.

S’agissant du volet éducation au développement durable, l’Association Réseau Enfants de la Terre (RET) lancera une action de sensibilisation qui ciblera les élèves de douze établissements scolaires situés à proximité du site. Une mallette pédagogique contenant un inventaire sur la biodiversité sera remise à chacun d’entre eux.

Le réseau prévoit, par ailleurs, de développer un circuit culturel et de renforcer les capacités des agriculteurs qui opèrent dans cette zone. Quant à l’association Les Amis des Oiseaux, elle procédera à l’inventaire ornithologique et à la cartographie du site. «Nous voulons que toutes les parties prenantes soient impliquées dans le cadre d’une nouvelle vision qui prône un développement durable dans le respect de l’environnement et de la biodiversité du site. A titre d’exemple, citons le problème du remblaiement  du site par le ministère de l’Équipement. C’est loin d’être une solution au problème de la pollution. Il faut agir en amont pour dépolluer le site et veiller à le revaloriser, à le protéger de la pollution et à préserver sa biodiversité afin d’éviter son déclassement », explique Radhia Louhichi, présidente de l’association Réseau Enfants de la Terre qui a, par ailleurs, souligné que le projet s’étendra sur deux ans.

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