Le prix du baril de pétrole est tombé à 32.97 dollars hier, samedi 14 mars, ce qui constitue un avantage pour la Tunisie qui doit s’approvisionner en quantités suffisantes de pétrole avant que les prix ne retrouvent leur niveau habituel. Cette chute des cours est due à la propagation du coronavirus dans plusieurs pays du monde.


Le coronavirus, qui s’est déclaré dans une ville chinoise quelques mois plus tôt, a causé la mort de plusieurs personnes et a été à l’origine d’une crise économique globale qui a touché presque tous les pays du monde. Même la Bourse internationale a subi les effets néfastes de cette crise qui risque de perdurer encore quelques mois malgré les précautions prises. Cependant, cette crise a eu également des répercussions positives sur certains secteurs comme celui du pétrole dont les cours ont connu une dégringolade significative.

En effet, samedi 14 mars 2020, le prix du baril est tombé à 32.97 dollars, ce qui constitue un avantage pour les pays importateurs de pétrole comme la Tunisie qui devrait profiter de cette opportunité en vue d’acheter de grandes quantités de pétrole avant que les prix ne retrouvent leurs niveaux habituels. L’acquisition du pétrole en cette période de crise permettra à notre pays de faire des économies en devises d’autant plus que les cours de ce produit connaissent régulièrement une fluctuation avec des révisions à la hausse de temps à autre.

Des besoins à satisfaire
La production nationale de pétrole est modeste malgré les recherches et prospection effectuées. Les anciens puits encore en activité sont en déclin. Cette production ne permet donc pas de satisfaire une demande de plus en plus grande. Tous les secteurs économiques sont consommateurs de pétrole et les cours pratiqués peuvent avoir des impacts directs sur le prix des produits commercialisés. Le transport est également un important consommateur de carburant. Avec l’augmentation du parc automobile, la consommation a connu une envolée sans précédent.

Le développement du tissu industriel est également mis en cause dans le déficit de la balance énergétique dans la mesure où plusieurs activités utilisent de grandes quantités de carburant pour fonctionner. L’Etat est donc appelé en permanence à fournir cette énergie aux professionnels quel que soit son prix. En fait, la balance énergétique connaît depuis des années déjà un déficit qui ne cesse de se creuser suite aux fluctuations des cours sur le marché international et l’impossibilité de notre pays de fournir par la production nationale les quantités demandées.

Il est prévu que ce déséquilibre entre l’offre et la demande en carburant devienne plus important au cours des années à venir si rien n’est fait au niveau du développement des énergies renouvelables, de la rationalisation de la consommation et de l’économie énergétiques. Toutes les parties prenantes ont été sensibilisées en vue de réduire un tant soit peu l’utilisation de ces énergies fossiles qui coûtent beaucoup à l’Etat.

En attendant la mise en œuvre de nouveaux champs pétrolifères et l’entrée en vigueur des projets d’énergie renouvelable, il est recommandé de profiter d’une baisse relative du prix du pétrole pour s’en approvisionner en grandes quantités afin de fournir cette énergie aux différents secteurs économiques.

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