Chacun d’eux stabilise à lui seul son compartiment. Des joueurs dont l’absence se fait aussitôt ressentir. C’est ce genre de recrutements qu’il faudra faire à l’avenir. Pour le reste, il y a à dire…


Le cycle de l’Espérance de Tunis a été toujours lié à sa participation à une édition de la Champions League. Une fois la participation à la C1 africaine prend fin, c’est toujours l’heure du bilan, particulièrement quand l’aventure se conclue par un échec. Et si le travail de l’entraineur est souvent le volet à être évalué en premier lieu, c’est l’apport des joueurs, notamment les recrues étrangères, qui est pointé du doigt.

Selon nos informations, Hamdi Meddeb a donné son feu vert à Mouine Chaâbani pour qu’il fasse le tri. Il faut s’attendre donc à un grand ménage lors du prochain mercato estival. Il y aura sans doute des recrutements de valeur, mais également et surtout, des départs des joueurs qui n’ont pas apporté le plus escompté.

Nous nous intéressons dans cet article au rendement des recrues étrangères et leur apport depuis le début de la saison. Commençons d’abord par un trio qui, à notre humble avis, constitue la force de frappe de l’équipe. Ce trio est formé d’Abdelkader Badrane, Hamdou El Houni et Ibrahim Ouattara.

Badrane, le stabilisateur

Depuis le départ à la retraite de la paire Jaidi-Badra, l’axe central a toujours constitué un souci pour les dirigeants « sang et or ». Il y a eu, certes, des passages de joueurs qui ont apporté une plus-value à la charnière centrale à l’instar de Walid Hichri et Antar Yahia, mais on n’a jamais su entretenir dans la durée un duo axial qui rassurait.

Aujourd’hui, l’Espérance de Tunis a trouvé en Abdelkader Badrane une lueur d’espoir. Son absence, notamment contre le Zamalek en Supercoupe d’Afrique et en quart de finale aller de la C1 africaine, s’est fait ressentir.  En deux matches disputés contre le Zamalek, la défense « sang et or » a encaissé six buts en l’absence de Badrane.  Chamseddine Dhaouadi, son remplaçant, a causé un penalty dans le temps additionnel du match aller des quarts de finale confirmant la valeur de l’Algérien. Badrane est le profil du défenseur axial que cherche l’Espérance depuis des années. Il faudra lui trouver le bon associé.

Ouattara-El Houni, la force de frappe

En attaque, deux étrangers constituent la force de frappe de l’EST ces derniers temps. Il s’agit d’Ibrahim Ouattara, un attaquant complet qui, quand il ne marque pas, pèse lourdement sur les défenses adverses, à même d’être l’auteur d’une passe décisive. C’est aussi le cas de Hamdou El Houni qui se distingue lui par son instinct créatif.  Ouattara et El Houni sont généreux dans l’effort, vifs, rapides et, surtout, efficaces. De bons recrutements en somme qui peuvent donner un meilleur rendement à condition que les compartiments de la défense et de l’entrejeu soient plus équilibrés et mieux lotis.

Benguit et Ben Saha, du chemin à faire…

Ils font partie des joueurs algériens qui ont débarqué en masse au Parc B ces derniers mois. Sauf que l’un comme l’autre, ont tardé à s’afficher. Il y a d’abord Raouf Benguit, élément stabilisateur de l’entrejeu ces derniers temps, notamment en phase de relance de jeu et de soutien aux attaquants. Le deuxième n’est autre que Bilel Ben Saha dont la phase d’adaptation a un peu trop duré. A lui de se mettre en évidence dès la reprise de la compétition et avant l’ouverture du mercato estival.

Coulibaly, un élément sûr 

Fousseny Coulibaly est un élément sûr. C’est par excellence le premier rideau défensif du dispositif du jeu de l’équipe et même quand il est n’est pas au meilleur de sa forme à cause de la fatigue cumulée, il sait être égal à lui-même et c’est ce qui fait sa force.

Bonsu, Meziane et Meziani : pas grand-chose !

Bonsu n’a pas offert la prestation qu’on attendait de lui surtout après une blessure qui a stoppé son élan.
Il a perdu de sa précision en commettant des erreurs fatales. Abderrahmane Meziane et Tayeb Meziani : voilà deux joueurs qui n’ont pas totalement trouvé leurs repères et dont l’apport tarde à venir. Nous n’avons pas vu beaucoup à l’œuvre Abderrahmane Meziane et Tayeb Meziani. Donnons-leur donc plus du temps de jeu et qu’ils fassent leurs preuves ou… plient bagage.

Bref, les recrues étrangères de l’Espérance ne sont pas mauvaises dans l’ensemble. Il y a, certains, qui excellent. D’autres, ils sont tout juste moyens pour des recrues étrangères et il faut qu’ils se démènent davantage.

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