Nous somme en état de guerre contre le coronavirus. C’est ce que disent les politiques, les autorités et le corps médical, qui donnent l’impression de suivre au plus près l’évolution du virus, et d’être particulièrement réactifs au moindre signalement du risque.

N’empêche, plusieurs hôpitaux et cliniques ne cessent d’annoncer qu’ils ont fermé des pavillons entiers et d’avoir procédé à leur stérilisation suite au passage de patients infectés dans leurs services.

De plus en plus de médecins, d’infirmiers et de personnels administratifs qui ont été en contact avec ces patients sont déclarés en confinement sanitaire. Ce qui prouve qu’il y a une défaillance dans le traçage des personnes infectées dans nos établissements sanitaires.

Comment se sont-ils exposés au risque, eux qui sont les plus habilités à repérer les premiers symptômes de la maladie ?

Ils savent qu’ils sont en première ligne et qu’ils sont les mieux préparés à combattre le virus et que les gestes-barrières et les mesures sanitaires préconisés par l’OMS sont leurs seules armes de défense contre la pandémie.

Certes, ils ne peuvent être en retrait et sont obligés d’entrer en contact avec tous les patients pour sauver des vies, tout comme les caissiers, les chauffeurs de bus ou les forces de sécurité, même s’ils travaillent chaque jour « la boule au ventre », mais à ce rythme-là on risque de se retrouver sans médecins pour prendre en charge des malades en détresse.

En effet, outre le fait qu’ils soient équipés de bavettes, d’utiliser le gel hydroalcoolique et de bien laver leurs mains avec du savon, ces praticiens commettent des erreurs qui risquent d’être fatales pour tout le monde.

Est-ce par manque de vigilance ou par nonchalance qu’ils attrapent le virus ?
Ou bien par absence de réactivité et d’informations sur l’état des patients ?
Pourquoi ce manque d’investigations et d’information de la part des services sanitaires ?

Pourtant, il suffit de refaire le déroulement des faits à l’envers, et de tenter de se rappeler comment ces patients ont-ils pu passer à travers les mailles du filet pour pouvoir avertir les autres médecins en poste et l‘ensemble du cops paramédical sur les failles possibles afin d’alerter tous les acteurs de la chaîne médicale pour qu’ils puissent être plus alertes et surveillent d’éventuels symptômes. En effet, faute d’informations sur de possibles cas de contamination, les conséquences seraient graves pour tout le monde et surtout pour les blouses blanches.

La réactivité et la vigilance sont de mise.

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Un commentaire

  1. Dr. Ezzeddine Moudoud

    25/03/2020 à 20:12

    Grand merci si Chokri pour toutes « nos blouses blanches ». Au moins il y a quelqu’un qui pensent à elles. Quand on sait les salaires de « misère » qu’elles touchent…j’ai connu quelques unes de très près dans ma famille …Il faut absolument que l’Etat, c.à d., le Chef de l’État et notre Chef de Gouvernement (qui n’avait pas besoin de ça le pauvre ….à peine arrivé…), fassent un geste très FORT pour elles…

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