En raison de l’effet amplificateur du coronavirus et son impact sur le football, lors du mercato d’été, l’on peut s’attendre à des négociations assez épineuses, avec d’éventuelles concessions à faire de part et d’autre.

La fenêtre estivale du marché des transferts sera-t-elle perturbée par la pandémie du Covid-19 ? C’est le moins que l’on puisse dire, sachant que toute projection en ce sens sera liée à l’évolution de la situation sanitaire. En clair, le pragmatisme est actuellement de rigueur du côté des clubs, même s’il va tout de même falloir se pencher sur la question des transferts et aussi des prêts d’ici le début de l’été.  Bref, le mercato d’été s’annonce atypique, et même la Fifa s’est penchée sur la question récemment. L’instance de Zurich, régulateur des transactions de joueurs, a ainsi mis en place un groupe de travail appelé à émettre des propositions d’assouplissement de la réglementation en vigueur. Amendements à terme, ajustement des périodes d’enregistrement des joueurs, possibilité de dispenses temporaires, le besoin de flexibilité est tel que le football doit forcément s’adapter à la conjoncture via les recommandations formulées par cette « task-force ».

A cet effet, la Fifa entend brasser large. La consultation réunira les représentants des fédérations, confédérations, Ligues et clubs affiliés. Et à terme, il va falloir corriger et amender, en prolongeant par exemple les périodes de cession à titre de prêt afin que certains joueurs puissent achever la saison dans leur club en période de reprise. Dans ce cas précis, il serait tout d’abord logique d’interdire ponctuellement les changements de club. Sacré défi pour la Fifa !

 Effet amplificateur et concessions 

Autre point fondamental, la date d’ouverture du mercato estival. Dans la perspective, par exemple ,d’un championnat tunisien qui n’ira pas à son terme, comment alors décréter l’ouverture de la fenêtre des transferts, sachant que les calendriers des différentes Ligues ne sont pas en harmonie ? D’autres problèmes administratifs pourraient survenir aussi. Si comme abordé ci-haut, les compétitions se prolongeraient au-delà du mois de juin, date limite des contrats de plusieurs joueurs qui seraient de facto libres de droit, l’imbroglio serait tel, qu’en l’absence d’assouplissement de la réglementation, les clubs devront agir au cas par cas. Là, il n’est pas sûr que nos acteurs du jeu fassent preuve de mansuétude ,sachant qu’auparavant, ils ne seront pas concernés par le chômage partiel, comme en Europe.

Bref, il s’agit là de composer avec des situations « en attente » pour des joueurs dont plusieurs seront en situation quelque peu précaire. En résumé, on peut  dire qu’en raison de l’effet amplificateur du coronavirus et son impact sur le football, lors du mercato d’été, on peut s’attendre à des négociations assez épineuses, avec d’éventuelles concessions à faire de part et d’autre.

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