Par le passé, le village amazigh «Echraoua» a attiré l’attention de nombreux réalisateurs et producteurs de cinéma étrangers constituant un lieu privilégié pour le tournage de scènes de plusieurs films

L’ancienne Zraoua», l’un des villages amazighs dont l’édification remonte à des centaines d’années, a vibré au rythme d’une large opération de sensibilisation organisée par la société civile dans la région. 

Le village, érigé par ses habitants fondateurs sur un haut plateau dans les monts de Matmata (gouvernorat de Gabès), pas loin des deux villages berbères de Taoujout et de Tamazerat, a connu en début de semaine une grande mobilisation de sa population, toutes catégories confondues, afin de remettre au goût du jour leur village.

Selon l’activiste Ahmed Mahrouq, cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la population en vue de mettre en valeur leur région et attirer l’attention des autorités concernées dès lors que cette région du Sud a été l’un des lieux prisés par les cinéastes. Un grand nombre d’habitants a estimé qu’avec un peu plus d’intérêt, «Zraoua» peut devenir un village cinématographique par excellence, surtout que la zone est restée vierge et fournit un produit riche qui ne nécessite pas beaucoup de décor. Le départ des habitants de Zraoua ancienne vers Zraoua nouvelle, près de la plaine, depuis la fin des années soixante-dix, a laissé le village à l’abandon menaçant de s’écrouler. Cette situation a nécessité quelques travaux de maintenance, pour la préservation de ses composantes, mais les fonds consacrés sont insuffisants, au regard du volume des interventions nécessaires.

Auparavant le village amazigh «Echraoua» avait attiré l’attention de nombreux réalisateurs et producteurs de cinéma et il a constitué pour eux un lieu privilégié pour le tournage de scènes de plusieurs films, notamment «La soif noire» du réalisateur français Jean Jacques Annaud et le doc-fiction «Le sacre de l’homme» du cinéaste français Jacques Malaterre. En 2010, le réalisateur italien Guido Chiesa a donné le premier tour de manivelle pour le tournage de son film intitulé «Let it be» à Matmata et particulièrement à Zraoua. Le film raconte l’histoire de la sainte Marie mais d’une manière anthropologique.

En se référant à ce personnage, il a précisé qu’il voulait évoquer les questions de la maternité et des rapports mère-fils à travers l’histoire d’une jeune fille vivant en Galilée il y a 2000 ans. C’est d’ailleurs pourquoi le choix de la scénographie s’est porté essentiellement sur le village de Zraoua, dont le décor naturel est très proche de la terre de Palestine à cette époque-là.

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