HIER, la célébration de la fête international du Travail a été accompagnée par deux événements d’une grande importance. D’abord, l’annonce par le chef du gouvernement de l’augmentation de 6,5% du SMIG, majoration qui touchera également les pensions des retraités du secteur privé et les salaires des ouvriers de chantier et qui entrera en vigueur à partir du 1er mai.

Ensuite, le démarrage, en juillet prochain, d’un nouveau round de négociations sociales en prévision de la majoration des salaires des agents de la fonction et du secteur publics pour le compte de l’année 2020.

Les deux événements témoignent — si besoin est — que même si la situation politique est dominée plutôt par une campagne électorale qui a démarré avant terme et par une certaine tension provoquée par le tragique accident de Sebbala à Sidi Bouzid, l’action sociale du gouvernement et le dialogue permanent qu’il entretient avec l’Ugtt ont porté leurs fruits, désavouant ainsi ceux qui prétendent que les rapports gouvernement-Ugtt sont au plus bas et que le gouvernement actuel n’est plus en mesure d’honorer ses engagements envers les travailleurs et leur organisation.

Les décisions annoncées, hier, par la présidence du gouvernement, conjuguées à sa volonté d’entamer un nouveau round de négociations sociales en juillet prochain en pleine période électorale, sont à saisir comme un engagement que les rapports établis avec les organisations professionnelles ne répondent pas à des impératifs à caractère électoral et ne sont pas à inscrire dans des desseins à caractère politicien.

Ils répondent plutôt à une approche de gestion claire et transparente : les engagements du gouvernement sont respectés scrupuleusement et ne peuvent, en aucune manière, faire l’objet de marchandage ou de deal.

A l’opposé, le partenaire social, l’Ugtt, préserve sa liberté de négocier avec le gouvernement dans le but de satisfaire les revendications de ses adhérents tout en prenant en considération les intérêts supérieurs du pays et tout en se plaçant à l’écart des tiraillements politiques et des agendas ou ambitions électoraux.

Faut-il souligner encore que les ambitions personnelles ou corporatistes ne doivent, en aucune façon, prendre le dessus sur les engagements à caractère national.

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