Acteur de théâtre, de télévision et de cinéma, Riadh Hamdi nous a marqués par ses interprétations justes dans des personnages assez particuliers, notamment dans «Porto Farina» de Brahim Ltaief, «Condamnations» de Walid Mattar ou dans le feuilleton «Maestro» de Lassaâd Oueslati entre autres. Dans cet entretien, il nous parle des enseignements qu’il a tirés de cette pandémie.

Quelle a été votre réaction à l’annonce de ce virus qui sévit dans le monde ? Certains ont été incrédules…

Personnellement, j’ai pris la terrible nouvelle au sérieux. J’ai tout de suite cru à cette histoire de virus d’autant plus qu’on a vécu l’époque du SARS et du H1N1 qui ont touché beaucoup de personnes cette année en Tunisie. Ce sont des choses que le monde a vécues… Mais par contre, ce qui a interpellé mes doutes, c’est que ce virus qui existe réellement a de fortes chances d’être le produit d’une puissance mondiale qui a voulu déclencher une nouvelle guerre mondiale virale pour repositionner le monde sur le plan économique.

A mon sens, ce virus existe, mais c’est l’œuvre d’une machination très sophistiquée. Bien entendu, je pense à la Chine et aux Etats-Unis qui sont deux puissances concurrentes prêtes à tout et assez agressives pour engager ce genre de guerre. Cette histoire n’est pas innocente, en plus il s’agit d’un virus qui se transmet avec une rapidité extraordinaire… Tout cela prête au doute.

Pour vous, c’est un nouveau genre de guerre ?

C’est très probable cette guerre virale. Aujourd’hui, les guerres à l’ancienne comme la Première et la Seconde guerre mondiale semblent être désuètes. On peut appeler cela une guerre, mais qui s’inscrit dans une autre logique… Dans notre monde moderne, les gens voyagent beaucoup. Auparavant, les voyages étaient très rares.

Donc quand on vide les aéroports, c’est aussi une sorte de frappe moderne… Car à mon sens, la vraie guerre est aujourd’hui économique il n’y a qu’à voir les résultats qui s’affichent… Il n’y a qu’à voir à qui profite tout cela… Le capitalisme sauvage est prêt à tout !

Comment passez-vous vos journées durant ce confinement ?

J’ai la chance d’habiter la montagne du côté de Djbel Ressas. J’en ai profité pour reprendre un peu le sport en pleine nature. Je ne peux pas me permettre de stagner d’autant plus que dans notre métier, on est habitué à fournir beaucoup d’effort. Je passe également mon temps à lire et à écrire. Ce confinement me permet aussi de méditer… Sincèrement, cette crise me pousse à me poser des questions existentielles. Une crise est aussi pleine d’enseignements comme si elle nous disait par exemple que tout le monde, quel les que soient sa fortune, sa position sociale, sa couleur ou sa religion, n’est pas à l’abri de cette maladie… Tout le monde fait face au même destin. Il y a des questions existentielles profondes qui se posent devant l’humanité aujourd’hui. Je suis certain qu’il y a de nouveaux courants de pensée qui vont naître… Comme le surréalisme et l’existentialisme après la Seconde Guerre mondiale. Une crise nous poussera à réviser certaines valeurs et à revoir nos relations en particulier et en général.

Que pensez-vous de ces Tunisiens qui bravent les consignes et se mettent en groupe pendant des manifestations nocturnes pour crier «Allah Akbar»…

Je pense que ce qui se passe est inconcevable sur le plan hygiénique et préventif si ça se passe spontanément ! Maintenant les choses deviennent graves si c’est l’œuvre d’une quelconque manipulation religieuse. D’ailleurs, il y a une déclaration des frères musulmans qui a été publiée… Il faut vérifier si c’est vraiment la leur ou pas. Si cela est vrai, c’est vraiment dangereux… Bien entendu, il y a ceux qui sortent pour leurs courses quotidiennes parfois exagérées comme si c’était l’apocalypse ! Une course alimentée, il faut l’avouer par les médias et il n’y a qu’avoir ce qui s’est passé à l’émission «kollna tounes» qui a effrayé plus d’un…

Que retiendrez- vous de ce confinement ?

Je retiens que c’est le moment où jamais de se rendre compte de la valeur de la liberté individuelle ! Ces petits gestes qu’on sous-estimait au quotidien comme prendre un café et vivre un moment de convivialité et d’embrassades avec ceux qu’on aime…

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