A ce moment précis, nul n’est en mesure de dire, de prédire ou d’affirmer quoi que ce soit à propos de la reprise des cours dans les écoles ou les universités. La situation sanitaire étant ce qu’elle est, on est incapable de donner des dates ou d’annoncer des dispositions pratiques. C’est, tout au plus si on se contente de projections et de scénarios approximatifs.

En gros, ce qu’on peut retenir des différentes déclarations des responsables et des autres parties impliquées plus ou moins dans l’opération éducative, c’est qu’il existe deux grandes issues. D’abord, si la situation de confinement se prolonge jusqu’à la fin de ce mois (avril), la reprise des cours sera possible avec poursuite de l’application des programmes jusqu’à leur achèvement en juin. L’évaluation se fera de façon normale en comptabilisant les trois trimestres. Les examens nationaux, eux, seraient alors décalés.

La seconde possibilité serait que le confinement se poursuive jusqu’au mois de juin. Dans ce cas, on aura recours à l’évaluation des résultats scolaires en se basant sur les deux trimestres effectués. D’ores et déjà, la suppression du Bac sport est acquise.

Sur un autre plan, le ministère de l’Education table même sur l’étalement des cours jusqu’au mois de juillet pour la réalisation de certaines échéances nationales, voire jusqu’au mois d’août. Mais comme d’habitude, c’est la partie syndicale qui s’y oppose frontalement refusant tout compromis dans ce sens. Le « partenaire social » s’était, déjà, prononcé contre des cours à distance arguant le fait qu’il ne fournit pas ce qu’on appelle « l’égalité des chances ».

Sur ce chapitre, justement, on ne doit pas trop se faire d’illusion puisque l’organisme qui prétend prendre en charge cette tâche ne peut pas assumer ce rôle. On en a eu la preuve à plusieurs reprises. Le Centre national des technologies de l’éducation (Cnte) ne semble pas prêt à relever ce défi car on pense qu’il n’en a pas les moyens. Les ressources dont il dispose sont, largement, dépassées par les nouvelles techniques en vigueur. L’annonce, récemment, du lancement du site de révision était un échec. Ceux qui ont essayé de le consulter ont eu la réponse « introuvable » ou « not found ».

Actuellement, ce site ne s’ouvre pas et on a, tout simplement, une indication qui signifie qu’il est en construction. On le sait, le Cnte n’en est pas à sa première bévue. Dans d’autres situations et, notamment, pour la proclamation des résultats des examens nationaux ou les inscriptions etc., les utilisateurs ont eu de nombreuses contrariétés. En un mot, il ne faut pas trop présumer de ses forces quand on n’est pas encore au point. En tout cas, la situation qui prévaut à l’heure actuelle suppose plus de sérieux et de responsabilité aussi bien des autorités que des autres parties prenantes.

Les attitudes intransigeantes de la part des syndicats ne seraient plus de mise car la conjoncture est exceptionnelle. Le pays n’est pas dans une position de gérer des conflits stériles ni de se concentrer sur des débats inutiles alors que la menace sanitaire pèse de tout son poids sur la société et sur les habitants. Une chose est sûre, toutefois, les autorités s’opposent à toute idée d’année blanche quelle que soit l’issue de la crise actuelle.

Charger plus d'articles
Charger plus par Amor CHRAIET
Charger plus dans Société

Laisser un commentaire