Avec le report des JO de Tokyo et l’arrêt de toutes les compétitions sportives, notre champion paralympique, comme tous les autres sportifs d’élite du reste, entretient sa condition physique à domicile en attendant que les choses se clarifient dans les jours à venir.

Pris par le piège du coronavirus comme les autres corps de métiers, les sportifs de haut niveau se voient confinés chez eux, mais dans l’impossibilité de faire du télétravail. Ce qu’ils peuvent faire, par contre, c’est d’essayer d’entretenir leur condition physique jusqu’à ce que la pandémie du coronavirus passe et que le monde entier reprenne une activité normale.

Nos sportifs à besoins spécifiques ne dérogent pas à la règle. De retour de Floride le 9 de ce mois, où il a passé trois semaines avec son camarade Yassine Gharbi pour la préparation de leurs nouveaux fauteuils roulants, notre champion paralympique Walid Katila est, comme tout le monde, resté confiné chez lui : « Je ne sors que pour faire des courses à la va-vite. Je reste confiné chez moi avec l’espoir de voir cette pandémie prendre fin au plus vite », nous a confié notre champion paralympique, Walid Katila, avant de poursuivre : « Avec Yassine Ghabri, nous avons évité de justesse la fermeture des frontières. Dieu merci, nous ne sommes pas restés coincés aux Etats-Unis. Nous nous sommes déplacés au fait en Floride pour nous rendre chez les sociétés qui nous fabriquent nos nouveaux fauteuils roulants. Il fallait y rester trois semaines pour effectuer les mesures nécessaires et faire les essayages. Ce sont des fauteuils de course qui sont fabriqués avec précision, sur mesure, pour un utilisateur unique », a fait savoir notre interlocuteur.

S’entretenir avec les moyens du bord 

Depuis son retour des Etats-Unis, Walid Katila se contente de faire des exercices quotidiens d’entretien physique :

« Tout ce que je peux faire, ce sont des exercices d’entretien physique qu’on peut faire à la maison, notamment le travail des abdominaux, les exercices de pompe ou sur barre fixe. Cela me permet d’entretenir ma condition physique en attendant de reprendre les entraînements normalement une fois le confinement terminé ». 

Pour ce qui de l’entraînement proprement dit, c’est mort : « L’entraînement proprement dit se fait sur fauteuil roulant, sur une piste en tartan ou sur une route balisée. C’est pourquoi l’entraînement en tant que tel, c’est fini maintenant pour nous. J’attends de reprendre les entrainements sur la piste du stade d’athlétisme ».

Essayer de sauver la saison

Walid Katila ne voit pas d’un bon œil le report d’une année des JO de Tokyo : « Ce report va tout remettre en cause. Le calendrier est chambardé. Nous ne pouvons pas établir un programme de préparation tant que la date de la fin de confinement n’est pas connue. Au fait, tout ce qui a été entrepris depuis le début de cette saison doit être revu et corrigé. C’est que pour nous athlètes, nous avons des objectifs à atteindre pour chaque saison. Nous devons réaliser un niveau de performance qui se répercutera sur le prochain exercice. Cette année, nous devions disputer les JO et l’année prochaine le Mondial. Maintenant, tout est à refaire. Cette rupture est venue au mauvais moment. Comme si la saison s’est arrêtée au mois de mars. D’habitude, nous observons un repos de deux semaines à l’intersaison. Nous sommes déjà à trois semaines d’arrêt qui devra se prolonger à un mois, si ce n’est pas plus. J’espère que le confinement ne se rallonge pas encore pour que nous puissions reprendre les entraînements normalement.

Nous allons voir par la suite quels sont les meetings et les grands tournois qui auront lieu pour essayer de sauver cette saison. J’attends avec impatience la fin du confinement. Le travail sera progressif jusqu’à atteindre le pic » ,conclut Walid Katila.  

Tout ce qu’espère notre champion paralympique, c’est de ne pas connaître « une année blanche ». Ce sera de mauvais augure à une année des JO. 

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