Finalement, Youssef Chahed, chef du gouvernement, a pris la décision qu’il faut : l’armée nationale est réquisitionnée pour assurer la distribution du carburant au niveau des stations-services.

Hier, les chauffeurs de camions assurant l’approvisionnement des stations-services n’ont pas respecté l’accord conclu jeudi soir avec le ministère du Transport pour annuler leur grève et ont décidé de la poursuivre.

Pourtant, jeudi soir, on est parvenu à la suite d’un round de négociations tenu au ministère du Transport à déclarer l’annulation de la grève (qui devait se poursuivre hier et aujourd’hui) suite à la signature de l’avenant relatif aux majorations salariales au profit des transporteurs de carburants au titre des années 2018 et 2019.

Et Mohamed Ali Boughdiri, secrétaire général adjoint de l’Ugtt chargé du secteur privé, d’annoncer que les transporteurs de carburants allaient retourner, hier, au travail, après avoir vu leurs revendications satisfaites, à savoir la classification de leur profession parmi les métiers de transport de matières dangereuses et après avoir réussi à obtenir une prime de 220 dinars en contrepartie de la classification en question.

Malheureusement, la grève n’a pas pris fin, hier, comme prévu et les chauffeurs ont boudé les sociétés pétrolières (dans les terminaux de Bizerte, de Radès et de Skhira) où ils devaient se ravitailler en  essence et gasoil, annonçant que «l’accord conclu la veille par leur syndicat (la fédération générale du transport relevant de l’Ugtt) est maigre par rapport à leurs revendications».

Hier, tout au long de la  matinée, Mohamed Ali Boughdiri a fait la tournée des radios pour essayer de convaincre les chauffeurs de reprendre le travail tout en  leur promettant que la Centrale syndicale ouvrière ne «les lâchera pas et poursuivra les négociations avec le  gouvernement afin de satisfaire leurs nouvelles revendications».

Son discours n’a pas trouvé une  oreille attentive et ce sont les consommateurs qui ont payé la facture de ce revirement surprenant en se trouvant dans l’impossibilité de s’approvisionner en carburant.

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