» Le niveau de la corruption dans les entreprises privées a baissé de 20% en 2018, par rapport à 2017, selon les derniers indicateurs révélés par une étude de l’Union des petites et moyennes industries (UPMI)  » a indiqué, samedi, à Sfax, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib.
 » Les entreprises privées sont celles qui pâtissent le plus de la corruption, étant donné qu’elles traitent avec des entreprises publiques, en ce qui concernent les marchés publics  » a-t-il ajouté, lors d’une cérémonie de signature de conventions entre l’Instance d’une part et d’autres organisations nationales d’autre part, à savoir l’UPMI, l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisana de Sfax, l’Institut arabe des chefs d’entreprises, la CONECT, le Centre des jeunes dirigeants, l’Association « Beit Al Khibra » et la Technopole de Sfax.
Il a rappelé que l’Instance a entamé depuis l’année dernière, un processus de signature de conventions avec les organisations patronales, pour assainir le climat des affaires, améliorer les relations entre les entreprises publiques et privées et renforcer la lutte contre la corruption.
Il a, par ailleurs, affirmé que l’INLUCC se tient à égale distance de toutes les parties et de tous les dossiers de soupçons de corruption, indiquant que le gouvernement n’a pas encore révélé sa politique de sanction en la matière.
De son côté, le conseiller auprès du Chef du gouvernement chargé de la réforme fiscale, Faycel Derbel, a souligné que la lutte contre la corruption exige une volonté politique ferme engagée dans la lutte contre le blanchiment d’argent et l’instauration d’une équité fiscale.
Il a, à ce titre, considéré nécessaire d’éduquer les jeunes générations au respect de ces principes afin d’ancrer la culture de la transparence et de l’honnêteté.
Pour sa part, le président de l’Ordre des Experts comptables de Tunisie, Slaheddine Zahaf a considéré que  » l’ampleur prise par la corruption résulte essentiellement, de l’absence de compétences dans l’administration tunisienne « .
Intervenant, le président directeur général du Groupe Loukil, Bassem Loukil a indiqué que le secteur privé figure parmi les secteurs les plus impactés par la corruption, ce qui menace sérieusement l’économie nationale composée à raison de 75% par le secteur privé.
Il a appelé à lutter contre l’économie parallèle pour préserver la pérennité du secteur privé et optimiser la lutte contre la corruption.

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