Déclinés en ligne depuis le début du confinement, ces rendez-vous d’écriture ont commencé bien avant le corona et se sont poursuivis grâce à l’endurance des participantes et des participants, qui ont profité du confinement pour s’adonner à cet exercice hebdomadaire passionnant pour ce groupe de confinés et leur lectorat.

Six participants, appelés ironiquement des « Cobayes consentants », se sont lancés dans l’écriture durant trois jours en janvier 2020, et ont d’ores et déjà livré des récits, au sein de « Carism’art », un espace d’exposition accueilli par le metteur en scène Habib Mansouri.

Le pitch alléchant de l’activité gérée par François G.Bussac est fidèle à son déroulement; citons : « Vous avez en vous un désir, confus  de retrouver vos souvenirs d’enfance, de jeunesse, pour en laisser trace. Pour témoigner. Pour lutter, à votre manière, contre l’oubli de personnes, de valeurs, ou d’airs du temps. Vous avez des tiroirs plein de photos, de notes, de lettres, de documents. Vous ne savez pas au juste comment procéder. Vous hésitez, commencez, déchirez, soupirez, procrastinez. Ne vous découragez pas ! ». Six participants ont été retenus et s’y sont donnés à cœur joie. Les six récits qui ont déjà vu le jour depuis janvier sont : « Tunis, Clinique Taoufik, Un 5 décembre 1990 », de Dina Ben Salah, « Histoire de Martine et de ses deux maisons » par Martine Gafsi, « 3, rue Jaquemot » par Pierrette Craipeau, « Séville, quarante degrés » par François Nollet, « Le village » de Maryvonne Radix et « Oran, le royaume perdu de la rue Bassano » signé Fatima Ben Soltane.

Conversion en ligne

Depuis le 3 avril, l’équipe s’est retrouvée sur Internet afin de parachever ce qui a été entamé ou mieux, partir à la découverte de nouveaux horizons sous le confinement. Une occasion de contourner les effets néfastes de l’isolement et de rester créatifs (ves). Trois nouveaux membres ont rejoint le groupe : l’universitaire et écrivaine Rabaa Abdelkafi, Raouf Madelgi, enseignant universitaire  et Marianne Auriscote.

Il ne s’agit pas d’un thème proposé, mais de trois chemins, selon François G.Bussac, dit le capitaine : 1- Hier, pour ceux (celles) qui souhaitent continuer dans la veine souvenir. 2-Aujourd’hui, pour ceux (celles) qui aimeraient commenter le confinement, 3-Demain : pour ceux (celles) qui rêvent d’un après, différent, meilleur, pire ou pareil.

« J’ai pensé baptiser notre atelier ‘‘L’atelier de la chouette bleue !’’, car j’ai été fasciné par cette chouette de la fin du néolithique, vers 4300-3200 av. J.C. en os et lapis-lazuli, venue de Kozani, en Grèce du Nord », cite le capitaine avant de  poursuivre : « Un des secrets d’un bon atelier d’écritures est le ‘‘casting’’ et le nombre… Un équilibre entre les âges, les cultures et les sexes importe. Le travail de l’animateur est, en outre, d’aider à ce que chacun trouve le ‘‘ton juste’’. Et à ce que des courants de sympathie circulent entre les membres. Les correspondances entre les récits sont parfois très troublantes ».

Nous vous ferons parvenir au fur et à mesure des extraits saisissants.

Charger plus d'articles
Charger plus par Haithem Haouel
Charger plus dans Culture

3 Commentaires

  1. François-George Barbier-Wiesser

    12/05/2020 à 14:29

    Merci pour ce bel article,qui, je l’espère encourage celles et ceux qui croient en l’écriture! amitié du « capitaine »!

    Répondre

  2. samira karoui

    12/05/2020 à 20:15

    BRAVOOOOOOO………. je suis intéressée par ce groupe

    Répondre

  3. John Nollet

    15/05/2020 à 08:11

    40° à Seville, Etrange madeleine ! tellement puissante !

    Répondre

Laisser un commentaire