N’ayant reçu aucun sou à ce jour, le club algérien a non seulement porté l’affaire devant la Fifa, mais réclame désormais la prime de formation dont il s’est passée au départ.

Les dernières 72 heures ont apporté du nouveau dans l’affaire Radouane Zardoum, l’attaquant algérien recruté en janvier dernier en provenance de Nasr Hussein Dey. Le montant du transfert s’élève à 300 mille euros et, à ce jour, l’Etoile n’a versé aucun sou.

Que les responsables de l’ESS n’aient pas honoré leurs engagements financiers, voilà une attitude qui a mis en colère les dirigeants de Hussein Dey qui avaient fait une fleur à leurs homologues étoilés en ne  réclamant pas la prime de formation au moment de la signature du contrat en janvier dernier. Mais comme les responsables étoilés n’ont pas respecté leurs engagements, leurs homologues algériens ont imposé il y a 72 heures un ultimatum de dix jours pour que la prime de formation soit versée.

La Fifa saisie

A défaut, le club algérien déposera une nouvelle plainte devant la Fifa. Il est à noter que le club formateur de Zardoum a déjà saisi l’Instance internationale de football pour le montant du transfert non honoré. Par ailleurs, Nasr Hussein Dey est le deuxième club qui porte plainte contre l’Etoile devant la Fifa, après Al-Ahly du Caire.

Pour rappel, l’ESS n’a pas payé son dû à Al-Ahly du Caire pour le transfert de Souleymane Coulibaly. Du coup, le club cairote a saisi la Fifa une première fois. Mais le bureau directeur de Ridha Charfeddine n’a pas payé la première tranche de 200 mille dollars, ce qui a poussé le club cairote à saisir de nouveau l’Instance internationale de football. Par conséquent, l’ESS doit s’acquitter de la totalité de la somme qui s’élève à 1,4 million de dollars, l’équivalent de 4 millions de dinars. 

Moralité de l’histoire : si le bureau directeur de Ridha Charfeddine avait respecté ses engagements, notamment en payant la première tranche de 200 mille dollars à Al-Ahly du Caire et en honorant une partie du montant du transfert de Zardoum, l’ESS ne serait pas poursuivie devant la Fifa avec l’obligation de payer la totalité de son dû à Al-Ahly du Caire et à Nasr Hussein Dey qui réclame désormais une prime de formation.

Charfeddine, parti pour rester

Démissionnaire le 18 octobre 2019, Ridha Charfeddine a convoqué des élections qui devaient se tenir le 10 janvier dernier, mais aucun candidat ne s’est présenté à la présidence de l’ESS.

Faute de candidat et en se référant aux règlements intérieurs du club qui stipulent qu’en cas de démission du président et si aucun candidat ne se présente à la présidence, le président démissionnaire est habilité à revenir sur sa décision et continuer à honorer ses responsabilités à la tête du club jusqu’à la fin de son mandat. 

Ridha Charfeddine a fini alors par revenir aux commandes et s’est engagé à poursuivre sa mission jusqu’à la fin de son mandat, mais à la tête d’un bureau directeur qui a connu des départs et l’arrivée de nouveaux membres aux commandes. Me. Hammouda Bouazza a remplacé Adel Ghith au secrétariat général du club. Ridha Ghozzi, un revenant, occupe le poste de trésorier. Chokri Laamiri est président de la section football en remplacement de Mehdi Laajimi. Enfin, Fayçal Khelifa est maintenu dans son poste de vice-président.

Ces membres du bureau, qui exercent déjà depuis un certain temps, resteront aux affaires jusqu’à la fin du mandat de Ridha Charfeddine en novembre 2021.

Ruud Krol : c’est de l’intox

Des rumeurs ont circulé dernièrement selon lesquelles l’Etoile du Sahel aurait pisté Ruud Krol. Vérification faite, c’est de l’intox.

Ruud Krol n’a pas été donc approché par les dirigeants étoilés, comme Faouzi Benzarti du reste, une autre piste infondée. La seule piste plausible est celle d’Ahmed Ajlani.  Pour rappel, Ajlani est actuellement au Maroc où il entraîne l’Olympique Club de Khouribga. Le contrat d’Ahmed Ajlani avec la formation marocaine prendra fin ce 30 juin.

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